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20 février 2008

The Willowz : nouveaux espoirs du rock ?

The Willowz est un groupe de garage rock californien formé en 2002. Il est composé de trois garçons et d’une fille.

Ils ont sorti plusieurs albums ; le dernier s’appelle Chautauqua et il est excellent.

Leur musique sonne comme un mélange de Devendra Banhart pour le côté folk, des White Stripes pour le côté « on aime Led Zep et les années 70 » et des Smashing Pumpkins pour le côté rock alternatif. Ils lorgnent même vers la pop avec le titre : « Yesterdays Lost ».

The Willowz a collaboré avec le réalisateur Michel Gondry et enregistré deux morceaux pour les BO des films Eternal Sunshine of the Spotless Mind (voir la scène où Kirsten Dunst danse en culotte rose sur leur rock garage accrocheur) et La Science des rêves.

Ils ont fait une tournée française dans le cadre du festival « Les Nuits de l’Alligator ». Ils étaient d’ailleurs à Angers le 8 février 2008 avec French Cowboy et Bob & Lisa de The Bellrays.

Donc, les chansons énergiques, lapidaires et envoûtantes de The Willowz sont un véritable bonheur pour tous ceux qui aiment le hard blues, la pop éclatante et le folk bucolique.

>> www.myspace.com/thewillowz
>> www.thewillowz.com

 

Chautauqua
The Willowz

Label : Le Grand Bag/Differ-Ant
Genre : Rock/Folk

 

16 janvier 2008

Ez3kiel… L’Inclassable!

« Au bord des fleuves de Babylone, Dieu choisit Ezekiel pour ĂŞtre son prophète. Au bord de fleuves conduisant Ă  une noirceur sans fin. A l’inverse des autres prophètes, Ezekiel apporta alors lumière et espĂ©rance Ă  un peuple qui se sentait abandonnĂ©, de quoi affronter le long et douloureux champ de bataille qui se dressait devant lui… »

Après leur projet studio/multimedia « Naphtaline », « Battlefield » illustre Ă  merveille ce pĂ©riple Ă  travers les tĂ©nèbres mais aussi cette lumière…

Dès les premières notes (Adamntium), c’est une marche lourde, sombre, qui s’empare de vous ! Des cuivres puissants, une Ă©nergie obsure, une force orchestrale… Vous commencez Ă  comprendre….

La suite ? 11 titres aux inspirations sans limites…

Ez3kiel fidèle à ses machines, à son énergie électro-dub, et à ses notes symphoniques nous offre ici un album absolument Rock !

A noter l’arrivĂ©e d’un nouveau membre : StĂ©phane Babiaud (multi-instrumentiste) et la participation d’artistes aux influences diverses tels que : Blu Rum 13, Mc de Reverse Engineering et Dj Vadim, le groupe Narrow Terence et Daau.

ez3kiel-barb4ry.jpg

Pour en savoir davantage :

Rendez-vous le 21 janvier pour la sortie de leur nouvel Opus : « Battlefield » !

… Et retrouvez leur univers au Chabada le 12 FĂ©vrier !

 

Battlefield
EZ3kiel

Label : Jarring Effect
Genre : Electro

 

12 janvier 2008

Madame X attaque Bastille

Résidente minimale du Benjhi à Angers, Animatrice de L’Heure de Monique sur Radio Campus Angers, Madame X accompagne désormais la crew très parisienne Barbieturix pour la prochaine Kill Kill My Blonde vol.2 à la Scène Bastille.

Avant de découvrir la scène angevine, Sophie (de son vrai nom) fréquenta d’abord les soirées « Dans Ta Chatte » du Lieu Unique (Nantes) ainsi que le non moins connu club électronique Pulp’ (Paris). Idolâtrant les sons électroniques berlinois, c’est aux beats de Jennifer Cardini, Chloé ou encore à la prestance d’Ellen Allien que Sophie sauta le pas et s’offrit quelques dates sur les terres angevines. Après une invitation de Jubaï (Timid Record) au feu Jungle Jane, c’est à l’Alimentation Générale que sa techno minimale séduit le fanzine Barbieturix dont Denyse Juncutt (organisatrice des Clito Rise et autres soirées HOT HOT HOT).

Madame X est toujours au pays, vous pourrez donc la retrouver au Benjhi ce samedi 12 en attendant la Kill Kill My Blonde le vendredi 18 janvier aux côtés des Mèches Anglais, Fantomette, Denyse Juncutt et Douce Angoisse, à la Scène Bastille of course !

Soirée Kill Kill my Blonde - 18 janvier - Scène Bastille

www.myspace.com/barbieturix

www.myspace.com/mdamex

26 novembre 2007

My friends all died in a plane crash

Pour ceux qui adorent passer le temps Ă  ne rien faire qu’Ă  regarder le plafond, Cocoon, c’est pour vous ! Pourquoi ? Tout simplement parce que c’est justement le genre de musique Ă  Ă©couter et c’est tout. Alors laissez toutes vos occupations de cĂ´tĂ©, installez vous confortablement et savourez. D’abord parce que les voix douces de Morgane Imbeaud et Mark Dumail se complètent Ă  merveille, et puis pour le son d’une simple guitare accoustique, d’un piano ou encore d’un ukulĂ©lĂ© qui vous emporte Ă  mille lieu de la oĂą vous vous trouvez. En fait, avec Cocoon on se sent, et ça tombe bien, comme dans un cocon, comme dans une bulle dans laquelle on ne peut s’empĂŞcher de fredonner.
C’est simple, certes, mais c’est grandiose ! Ils nous rappellent qu’on n’a pas besoin de vibratos, de « dadada » Ă  chaque fin de couplet ou encore d’un accompagnement de 50 instruments pour faire de la musique riche et ennivrante.
My Friends All Died In A Plane Crash est leur premier album et, on l’espère, pas le dernier !!

 

My Friends All Died In A Plane Crash
Cocoon

Label : Sober & Gentle / Discograph
Genre : folk/pop

 

10 novembre 2007

The bird and the bee

The bird and the bee, c’est un peu comme quand l’Oiseau se prend une vitre en pleine face ou que l’Abeille te pique mĂ©chamment l’oreille… Ca te laisse pas indiffĂ©rent !

Un duo californien, un milk shake décalé, gourmand, et très digeste. Avec eux, impossible de dégueuler sur les pompes de Tata Brigitte après écoute.

C’est mélodieux comme le chant du coquelicots rossignol.
C’est barré comme tes mauvaises copies à l’école.
C’est cbon comme la vache qui rit et dansant comme le sirtaki.

En 1, 2, allez, 9 mots : « C’est frais, ça donne faim et ça s’écoute sans fin. »

 

Please Clap Your Hands, EP
The Bird and The Bee

Label : Blue Note Records
Genre : Pop

 

18 août 2007

Los Campesinos

Quand on vous dit que le Net chamboule tout ! L’histoire de Los Campesinos, groupe dépareillé de sept étudiants de Cardiff, a basculé le jour où ils ont mis en ligne gratuitement leur premier EP, « Hold On Now Youngster ». L’album surprend avec un remarqué « You ! Me ! Dancing ! » qui ne tarde pas à faire le tour des audioblogs.
MoitiĂ© de filles, moitiĂ© de… garçons, ils viennent du pays de Galles, ne peuvent pas accepter trop de concerts au mois de juin parce qu’ils ont examen. Ils viennent d’être signĂ©s par l’excellent label Wichita (Bloc Party, Clap Your Hands Say Yeah, Bright Eyes…), avec une Ă©tonnante mise en image futuro-guerrière, qui fait suite Ă  leur vidĂ©o prĂ©cĂ©dente, “We Throw Parties, You Throw Knives”.
. Un album devrait arriver après l’été. On s’imagine la discussion en studio. “Vas-y, fais un truc rapide avec la guitare. Toi, appuie sur ton clavier pourri. Toi, tape dans les mains, si t’as pas le rythme c’est pas grave. Moi, je vais chanter un truc.” Et le pire, c’est que ça fonctionne bien! Les trois filles et quatre garçons qui manient glockenspiel (cet instrument composé de lames de métal qu’on fait vibrer à l’aide d’un maillet ou d’un clavier) et clochettes tapent des mains sur des tapis de guitares, et s’appellent tous Campesinos, façon Ramones (c’est la mode ces temps-ci…)
Un groupe extrĂŞmement facile d’accès, pas de prise de tĂŞte, qui compose des chansons dĂ©livrant un plaisir instantanĂ© Ă  leur auditeur. Ils ne sont pas lĂ  pour faire pleurer ou rĂ©flĂ©chir mais bien pour s’amuser, faire sautiller les gens sur leur siège et pourquoi pas les faire danser tout simplement.

www.loscampesinos.com
www.myspace.com/loscampesinos

Wichita/Arts & Crafts 2007

29 juin 2007

The Beastie Boys - The Mix Up

Enfin le voilà ! Le 7eme opus des vilains garçon de New York. Mais cette fois-ci pas de hip-hop, le flow saccadé des 3 MCs laisse place au son funky de leurs instruments, parce que oui ! Les Beastie Boys ne font rien comme tout le monde.

On leur savait des aventures avec le funk, tranquille et chaleureux, sur leurs précédents albums (compilation « The In Sound from Way Out ! », 1996), c’est donc avec régale qu’on se plonge dans « The Mix Up », sortit le 26 juin.

Ad-Rock (guitare et claviers), Mike D (batterie) et MCA (basse), accompagnĂ©s aux claviers par Money Mark, et aux percussions par Alfredo Ortiz, s’amusent, sans arrière-pensĂ©es ni objectif marketing, laissant divaguĂ© leurs sens au fil des morceaux, mettant de cotĂ© l’exactitude musicale pour ne retenir que l’essentiel : s’Ă©clater sans jamais se prendre au sĂ©rieux.

Le résultat donne un mix éclectique, ou tous les sons passés entre leurs oreilles ces 25 dernières années se dessinent au fur et a mesure des écoutes.

Chaque morceau a ses influences. Latino pour « Suco de Tangerina », reggae-dub pour « The Electric Worm », indienne pour « Dramatically different » et bien sur rock, rétro et funky pour « The Rat Cage » mais le plus inattendu est sans doute le mélange soul-rock du titre « Off The Grid ». Le morceau démarre, très classique, posé, on s’imagine les 3 boys dans une cave en plein bœuf, mais 2 minute plus tard on se retrouve au milieu d’un jam rock aux accents nerveux et puissants, véritable collision entre les styles. La première écoute est très surprenante et impressionnante.

Mais les Beasties Boys, ce n’est pas que de la musique. Chaque album a son lot de clips, tous plus loufoques et délirants les uns que les autres, mais toujours réalisés avec classe ! « Off The Grid » et « The Rat Cage » s’offrent donc une mise en image, en noir et blanc, celui du début des années 60, rappelant sans mal le clip de « Sabotage » (réalisé par Spike Jonze), énormissime tube qui les avait propulsé au rang d’icône en 1994.

Au final, « The Mix Up » n’est certes pas une révolution, comme l’a été « Ill Communication » en son temps, mais il n’en reste pas moins un album authentique qui démontre bien la richesse musicale des Beastie.

Liens :
www.beastieboys.com
www.myspace.com/beastieboys

Capitol Records/Beastie Boys - 2007

12 juin 2007

The Pigeon Detectives - Wait for me

Par l’envergure de ce premier opus, simple et efficace, parfois dansant, toujours chantant (You better not look in my way, Take her back recommandĂ©es), le jeune groupe britannique surprend de maturitĂ© et d’Ă©nergie. Fortement influencĂ© par les Strokes, le Velvet et les Kinks, la formation ne prĂ©tend pas rĂ©inventer le rock, toutefois the Pigeon Detectives apparaĂ®t comme remarquable et remarquĂ©. Au ratio myspace, nouveau (triste?) baromètre de l’effervescence musicale, les 5 loiners cumulent dĂ©jĂ  261.000 connexions, alors que leur disque “Wait for me” vient juste de sortir outre-manche.
RĂ©vĂ©lĂ© notamment en première partie d’Editors, des Arctic Monkeys et plus rĂ©cemment de Kaiser Chiefs, ce quintet prometteur fait son bout de chemin en Europe.
A suivre.

Liens :
http://www.thepigeondetectives.com
http://www.myspace.com/thepigeondetectives

Dance to the Radio - 2007

28 mai 2007

Dinner at The Thompsons – Lifetime On Planet Earth (2007)

Allez viens je t’emmène… dĂ®ner chez les Thompson. On y sert un cocktail electro-soul et jazzy pas dĂ©gueu du tout, tu m’en diras des nouvelles. Et tu verras, Lucille, la maĂ®tresse de maison, possède une jolie voix, douce et fluette, qui se marie agrĂ©ablement aux lignes de chant ondulantes tout au long des 18 titres de ce premier album.

Aux fourneaux, Fablive donne dans l’eclectisme : de la grosse prod’ façon R&B (Daily Vitamins, Reality Check), du breakbeat funky avec cocottes de guitare et tout le tralala (Why), des ambiances jazzy un rien planantes (le morceau titre, Dark Haze etc.), la difficulté d’un guitare/voix épuré (Soaking Blue)… rajoutez-y un soupçon de scratches (What A Girl Needs), une beatbox chaloupée qui rappelle le Juicy Fruit de Mtume (Fly Nature) et on tient ma bonne adresse de ce printemps 2007.
Et encore, je te garde pour la bonne bouche les très efficaces Can’t Get Over, Consciousness, Ladies ou encore Vegas.
Le tout reste donc digeste et cohérent, avec une unité sonore un peu rêche, désirée apparemment si l’on en croit le myspace du groupe, dinneratthet.

Et oui, 18 titres, on ne se moque pas du client chez les Thompson. Ici pas de remplissage à coups d’interludes, même si certaines plages, Agenda et Corner Store Dinner (de « mini-morceaux ») assurent plutôt la transition. D’ailleurs dans l’ensemble, les titres sont assez courts, on file ainsi direct à l’essentiel. On retrouve les illustres Marvin Gaye et Curtis Mayfield parmi les nombreuses -et parfois surprenantes- références du groupe, pour autant on ne se hasardera pas à parler ici de concept album, malgré le fait que l’identité de ce disque s’appuie sur l’utilisation récurrente d’ambiances et jingles télévisuels. Un poste TV vintage, voilà d’ailleurs ce que l’on retrouve sur la pochette mignonnette, la boucle est donc bouclée.

Frais, agréable et de bon goût. Je crois que je vais me resservir…

27 mai 2007

Maty Soul – My Mind Went To The 70’s

Difficile de trouver titre et nom d’artiste plus signifiants, car Maty chante de la Soul, effectivement très inspirée par les sixties et les seventies. Ce My Mind Went To The 70’s s’inscrit donc dans l’actuel revival soul esthétique et respectueux des traditions. Une basse péchue et des onomatopées façon human beat box dans l’introduction viendront personnaliser ce titre.

Batterie claire et puissance retenue, la même formule se verra appliquée à l’autre morceau original, Love Jones. Sensuel, bien amené, avec orgues et vents en bonus.

Sur le myspace de Maty Soul, on porte également à nos oreilles deux reprises, dont une du classique Ain’t No Moutain High Enough, interprété à l’origine par Tammi Terrell et Marvin Gaye (paix à leur âme) il y a 40 ans, pfiou ça date tout ça… Les fans et les nostalgiques n’auront pas oublié le « clip » filmé à la fête foraine, avec une Tammi rayonnante et un Marvin pas encore barbu, ni concerné par les problèmes sociaux de ses contemporains.
Sans révolution, cette cover n’ôte rien à l’original, c’est toujours ça de gagné dans l’exercice périlleux de la reprise.

Maty Soul, à guetter dans la prog’ de Radio Campus Angers !