Publié le

Les Freaks reviennent sur la Route du Rock 2019!

Thibault et Thomas, tous deux membres du grandiose Freaks Pop Festival, sont allés poser leurs yeux et oreilles attentives sur la Route du Rock, ses concerts et son ambiance. Les petits Philippe Etchebest de la musique indé vous racontent leur week-end plein de surprises:

Top concerts du week-end :

Thom & Thibz :

IDLES – Pour ouvrir cette édition en début de soirée le premier soir, le groupe aura eu le mérite de mettre tout le monde d’accord : la scène rock garage Britannique prolétaire et furieuse reprend ses droits, avec un show complètement fou. Un chanteur habité par ses textes, son engagement, le tout porté par des guitares tranchantes qui viennent porter son propos à son paroxysme. Le groupe donne au public toute son énergie, et ce dernier le lui rend bien, entre pogo, slam, le public et les musiciens virevoltent ensemble dans la fosse. Un des concerts les plus furieux et réussi de cette 29ème édition de La Route du Rock.

Oktober Lieber – Le duo formé de Marion Camy-Palou et Charlotte Boisselie nous a envoyé une grosse tape derrière la nuque. Une techno post-punk accompagnée par le déluge qui a rendu le show complètement unique et intense. Ces conditions n’ont pas affecté les deux musiciennes, fortes de leurs synthétiseurs qui ont fait de ce concert le moment le plus extrême du festival. Le son était énorme, carré et brutal comme on aime. On retiendra leur musique incroyable mise en scène dans la tempête, la boue et un public qui reste scotché devant la prestation.

Thom : 

Tame Impala – Le concert le plus attendu du week end aura fait parler de lui au fort St Père, un avis général mitigé à en écouter les ami.es et les proches qui ont assisté au show. Ceux qui attendaient un concert des premiers albums seront vite perdus, car c’est un spectacle son et lumière que présente Kevin Parker, tête pensante du groupe Tame Impala. Il emmène le public dans son cerveau, au croisement des ses créations des trois derniers albums et singles fraichement sortis, le tout dans un show grandiose, de lasers, paillettes et lumières psychédéliques en tous genres. C’est personnellement ma plus grosse claque musicale vue pendant le festival et peut être même plus…

Thibz : 

Metronomy (la deuxième moitié) – Un début de concert poussif, leurs nouveaux morceaux sont un peu lents et sous la pluie ça n’aide pas le public à se lâcher, on ne va pas se mentir. On a même eu droit à un reggae un peu étrange et pas franchement engageant (on ne peut pas non plus leur en vouloir de jouer leurs nouveautés). Heureusement ça n’a pas duré et ils ont fini par envoyer ce que le public voulait entendre et ça a fait du bien. Parce que les anglais ont des tubes qui font directement décoller une foule : Love Letters et The Bay en tête qui ont fait passer le concert dans une autre dimension. Gros coup de coeur pour le morceau de fin issu de leur tout premier album, un You Could Easily Have Me énervé qui a parfaitement achevé leur prestation.

Altin Gün – Après les avoir vus et adorés dans une toute petite salle, j’étais curieux de les revoir sur une grande scène. Et là aussi, c’est très bon. Les hollando-turcs font clairement partie des groupes qui déroulent et qui déroulent bien. Ils enchaînent les morceaux avec une grosse maîtrise. Ça se balade sur scène, ça discute un peu entre les morceaux, la chanteuse rigole, c’est vivant quoi (coucou Tame Impala). Sans doute pas le concert de l’année mais ça fait toujours du bien de passer une petite heure sans se demander si on préfère aller faire la queue pour une bière ou tester le fish & chips.

 

Top déceptions :

Thom : 

Stéréolab –  Stéréolab, c’est un peu le concert réchauffé au micro-ondes du weekend (il en faut toujours un). Le groupe franco-britannique des années 90 mené par la chanteuse Laeticia Sadier a perdu de sa superbe depuis le fabuleux Peng! sorti en 1992. Le groupe interprète ses plus grands succès au milieu des morceaux du dernier album, en les interprétants toujours de façon correct, avec quelque chose qui manque cruellement : l’esprit du groupe pendant son âge d’or. Très décevant à voir sur scène, le concert est triste et sans réel intérêt… On réécoutera les premiers albums dans la voiture en partant pour se consoler…

Thibz : 

Tame Impala – Bon bah je m’y attendais un peu, le son est parfait, le lightshow est impressionnant, la scéno assez dingue (une scène sur la scène) mais… ça ne prend pas. Trop propre, trop millimétré, après le live fou d’IDLES et avant la claque Black Midi, j’irais jusqu’à dire que les australiens sont chiants à regarder (déso Thom). Pas beaucoup de charisme ni de mouvement sur scène (ok j’étais loin mais quand même), un enchaînement de tubes tellement impeccable qu’on pourrait presque se demander si c’est joué en live. Bref, c’est l’album en plus fort et avec des lasers et des confettis. Je pourrais au moins dire que je les ai vus. Mention spéciale pour le morceau Elephant qui aura été le seul à me faire plier un des deux genoux.


Top découvertes :

Thom & Thibz : 

Black Midi – Clairement la grosse grosse claque du festival. Le quatuor a la lourde tâche d’enchaîner après Tame Impala et dès le début on sent que ça ne leur fait pas grand chose. Hyper jeunes, hyper charismatiques, hyper calés, les anglais envoie la grosse caillasse. Un style pas facile à définir, entre math-rock et garage, qui part un peu dans tous les sens mais ça marche. Pas épargnés par les soucis techniques (changement de guitare qui s’éternise, pied de cymbale qui ne tient pas) le groupe reste hyper pro et à l’aise. Ça se termine pas un gros larsen qui laisse tout le monde un peu sous le choc, un vrai bon live.

Crack Cloud – Là aussi c’est la grosse claque. Le groupe de Vancouver, qu’on croyait anglais, nous impressionne par sa jeunesse. Jusqu’à quatre guitares qui nous envoient un post-punk hyper énervé, des solos dans tous les sens, un saxo qui va qui vient, un chant scandé qui se partage entre le leader-batteur et un des guitaristes qui fait penser à Ian Curtis et un bassiste imperturbable. Ça joue, ça joue fort et ça joue bien. Une sorte de bordel virtuose qui fut malheureusement trop court. Le groupe payant sans doute les retards accumulés de la soirée.


Top “autres” de la Route du Rock :

Parce que parmi les choses qui font que la Route du Rock est le festival le plus cool du monde, il y a aussi plus que des concerts.

La chenille, qui après la tête d’affiche du dernier soir, fait vibrer 5000 festivaliers sur la musique zouk des DJ de l’équipe RDR. Cette année, la chenille a déambulé sous la pluie et la tempête pour le plus grand bonheur des participants, un grand moment.

Le Macumba du premier soir nous aura remis du baume au coeur, cette boîte de nuit éphémère sous deux tonnelles dans le camping permet aux joyeux fêtard.es de faire durer la fête jusqu’au petit matin. On y aura passé nos fin de soirées, à y rencontrer les noctambules du Rock… 

Le petit dèj du camping – Après un premier soir très agité et une nuit blanche pas très stratégique on peut dire que le petit dèj du camping aura eu le mérite, à défaut d’être excellent, de nous faire tenir jusqu’au soir suivant. Du pain et de la confiture y’a pas à dire ça peut sauver des vies.

La pluie incroyable du dimanche soir aura mis une certaine couleur à certains concerts et à l’ambiance du festival, là ou les plus fragiles rentrent dormir sous la pluie battante, les plus téméraires ne renoncent pas, se réfugiant devant les scènes puis sous les tonnelles du camping pour fêter la Route du Rock comme il se doit. 

Et puis c’est aussi les retrouvailles de tous les ami.es, le restaurant Le Petit Malouin dans St Malo, seul resto à accepter les groupes nombreux et un peu bruyants et qui leur réserve la salle de l’étage. Autant dire que c’est l’endroit parfait pour passer le déjeuner de 13h à 16h avant d’aller faire la sieste sur la plage Arte Concert.

Les apéros, l’after camping sous la pluie avec les copains et la tonnelle (RIP petite ange partie trop tôt) le samedi soir…

Que de bons souvenirs autour de la crème de la crème des musiques émergentes, indépendantes, pop, rock ou électronique, en Bretagne, plus beau pays de France… 

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.