Playlist (ci dessous)
C’est l’heure des SORTIES CINE DE LA SEMAINE, voici un panorama des films que vous pourrez aller voir dans les salles obscures !
1. Les randonneurs sur le retour ! Après la Corse, Benoit Poelvoorde, Karine Viard et toute la clique se retrouvent à St Tropez pour les vacances et c’est bien connu, à Saint Tropez, tout peut arriver !
Et oui, 1,4 millions lors de leur première sortie, il fallait remettre le couvert. Fini l’île de Beauté c’est donc dans la capitale du luxe et de la démesure qu’ils ont posé leurs valises toujours sous la houlette de Philippe Harel le réalisateur et avec des petits nouveaux comme Philippe Caroit ou encore Sacha Bourdo et Philippe Lefebvre !
2. The eye : Film d’américain à la Française puisque ce sont nos deux réalisateurs de « Ils », Xavier Palud et David Moreau, qui sont aux manette de ce film d’horreur conduit par Jessica Alba. La star campe ici le rôle d’une aveugle qui subit une opération de la cornée pour retrouver la vue. C’est chose faite mais son bonheur est de courte durée quand elle se rend compte qu’elle peut voir des choses effrayantes invisibles pour les autres.
Remake d’un film japonais (c’est la mode en ce moment !), ce film est coproduit par Tom Cruise et s’inspire d’une histoire vraie. Une aveugle qui avait retrouvé la vue a subitement mis fin à ses jours alors qu’elle semblait totalement équilibré ! Frissonnez !

3. Désengagement : Un film tout horizon maintenant puisqu’il est italien, français, israélien et allemand, tout comme ses acteurs, Juliette Binoche, Liron Levo ou encore Jeanne Moreau, c’est Désengagement de Amos Gitaï.
Ana et Uli, frères et sœurs se retrouvent à Avignon et décide de retourner chercher la fille d’Ana, abandonnée en Israël. Mais ils sont surpris par le retrait des colons de Gaza qui provoque des troubles.
Désengagement a été présenté en Sélection Officielle, hors compétition, à la Mostra de Venise en 2007. Il a également été projeté (entre autres) à Toronto et en ouverture du Festival de Haïfa et a été tourné en hébreu. Le réalisateur avoue également avoir écrit le rôle en ne pensant qu’à Juliette Binoche et personne d’autre.
4. Pénélope : On part dans le fantastique avec Pénélope, réalisé par Marc Palansky et porté à bout de bras par une surprenante Christina Ricci. Une petite fille a été ensorcelé par une sorcière et pour briser sa malédiction, elle devra épouser un noble. Dommage c’est une romantique qui préfère s’enfuir et découvrir le monde. C’est grâce à l’actrice Reese Witherspoon que ce projet a vu le jour. Prise d’un véritable coup de cœur, elle a bataillé dur pour le faire financer et coller Marc Palansky, réalisateur de court métrage habituellement, aux manettes.
5. Lady Jane : Et voici Lady Jane de Robert Guédiguian avec Ariane Ascaride et Jean Pierre Darroussin. A l’époque où les Rolling Stones chantaient “Lady Jane”, Muriel, François et René, amis d’enfance, nés dans les ruelles populaires de Marseille distribuaient des fourrures volées à toutes les ouvrières de leur quartier.
Ils cessèrent leurs cambriolages après avoir tué un bijoutier dans un parking et, pour se faire oublier, ne se virent plus jusqu’au jour où le fils de Muriel est enlevé…
La bande se reforme alors pour réunir l’argent de la rançon. Retour à Marseille pour ce réalisateur amoureux du sud et n’oublions pas que ce film a été présenté au 58ème festival de Berlin en sélection officielle.
6. Maxi Papa : Pour les bons publics de films colorés je vous propose Maxi Papa de Andy Fickman avce The Rock en célèbre quaterback qui se découvre papa d’une fillette de 8 ans et dont les ennuis ne vont pas tarder à commencer ! Puis l’île de Nim de Jennifer Flackett avec Gerard Butler et Jodie Foster. Une petite fille vivant seule sur une île menacé de disparition écrit à son auteur favori pour lui demander de l’aide. Mais celle qui écrit des livres d’aventurière est en réalité une agoraphobe qui reste confinée dans son appartement.
7. Mongol : Et pour conclure ouvrons la page découverte avec Mongol, une des films en compétition au derniers oscars pour le meilleur film étranger. Réalisé par Sergueï Bodrov et incarné par Tadanobu Asano, voici l’incroyable histoire de Gengis Khan, le grand chef mongol du 13ème siècle qui fut ‘lun des plus grands conquérant de l’humanité ! Petite bizarrerie l’acteur principal est japonais mais le réalisateur s’explique en disant que beaucoup de japonais croient que le chef mongol est un de leur compatriote !
Voilà vous avez désormais toutes les cartes en mains pour vous faire une bonne toile. Sur ce on vous laisse et on vous dit Bon ciné ! A la semaine prochaine !!

CRITIQUE : J’AI TOUJOURS REVE D’ETRE UN GANGSTER.
J’ai toujours rêvé d’être un gangster, c’est la phrase que te balance un homme nostalgique de son rêve d’enfance. On retrouve Samuel Benchetrit, réalisateur de ce film en noir et blanc contant l’histoire, d’un homme qui voulait braquer un bar, de deux amis qui enlèvent une jeune fille suicidaire, de chanteurs qui ont… « des choses à se dire » et enfin, cinq septuagénaires réunis pour un dernier casse. Sur un fond de musique naviguant entre Bob Marley et Kris Kristofferson ou encore Bach, les histoires s’enchaînent, se croisent. Des face à face entre personnages bientôt culte, des acteurs de choix : Edouard Baer, Anna Mougladis, Jean Rochefort, Alain Baschung, Arno… Un clin d’œil au cinéma d’antan, des citations à retenir « un arbre pour pisser putin.. !!! », des instants de rires et de complicité… Voilà , ce qui vous attend dans J’ai toujours rêvé d’être un gangster.
QU’EST CE QUE LE CLUB DES 13 ???
Ce sont treize professionnels du cinéma français de tous les horizons, alors pourquoi entend-t-on parler d’eux en ce moment ? Parce que c’est derniers ont rendu un rapport, sur le financement du cinéma français dans le but de maintenir le développement de l’exception culturelle française. Ce rapport à pour titre « Le milieu n’est plus un pont mais une faille », annonçant la couleur… Cette initiative, également appelée « Rapport Ferrand », vous vous en souvenez sûrement part de la déclaration de Pascale Ferrand, réalisatrice lors de la cérémonie des Césars 2007, alors qu’elle recevait le prix du meilleur film pour Lady Chatterley. Ce fut un moment fort ou elle dénonça la situation critique du cinéma français : des films de plus en plus riches et malheureusement des films de plus en plus pauvres. Elle évoqua une famille du cinéma déchirée et constatait l’urgence de la situation. De cette prestation inattendue, des professionnels du cinéma entendent cet appel et naît le club des 13, un projet non-gouvernemental.
Les points importants que constate ce rapport : une baisse de qualité des films, marchandisation des films, pas ou peu d’aide pour les films qui en ont besoin, un rapport télévision-cinéma difficile… Egalement le fait qu’un acteur fait le film et pas l’inverse, aujourd’hui pour qu’un film soit subventionné une tête d’affiche est souvent obligatoire.
Ce rapport est le point de départ d’une longue réflexion nécessaire et urgente pour améliorer le système cinématographique français.

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