On revient sur les municipales et sur l’annonce du soutien de Jean Monnier, ancien maire d’Angers, à Christophe Béchu. Une annonce qui a surpris quand on sait que Jean Monnier n’est pas reconnu pour ses idées de droite. Ouest France, dans son édition du 5 mars, a interrogé Christian Pihet, spécialiste en géographie sociale et politique à l’université d’Angers. Ce dernier assure que les déclarations de l’ancien maire n’influenceront pas les votes. Il explique que Jean Monnier a quitté la vie politique il y a dix ans et qu’en dix ans beaucoup de choses se sont passées. Une partie de l’électorat est arrivée depuis à Angers et ne connaît pas Jean Monnier. Il précise qu’en 1995, il y avait 74 000 électeurs, contre 90 000 en 2008. Des gens sont décédés, partis ou arrivés à l’âge du vote. Donc, selon lui, ça va surtout jouer sur « les vieux électeurs » comme il les nomme. Le fait qu’il soit une figure historique d’Angers ne le sert pas forcement : pour le géographe, c’est à la fois un avantage et un inconvénient. Dans les colonnes de Ouest France, il affirme qu’il n’est « pas sûr que les électeurs prennent en compte le passé. Je crois qu’ils sont sensibles aux préoccupations qui les concernent de près : l’emploi, les transports, mais pas la position d’un ancien maire qui critique ce qui a été fait ». En ce qui concerne la rupture de Jean Monnier avec Jean-Claude Antonini, son successeur, un fils spirituel comme le qualifiait lui-même Jean Monnier il y a encore 3 ans, ce n’est pas une surprise pour Christian Pihet qui explique que « personne n’aime son successeur. Et ce soutien pourrait même, selon lui, se retourner contre Christophe Béchu : il explique que « certains peuvent avoir un sentiment de confusion. Jean Monnier ayant toujours revendiqué son appartenance à la gauche ».
Pas facile de parler des municipales de province quand on est un journaliste parisien. Le 28 février dernier, TF1 et Le Figaro se sont en effet penché sur la campagne municipale qui a connu, pour l’occasion, quelques déformations. C’est ce que rapporte Le Courrier de l’Ouest dans son édition du 1er mars. Commençons par le reportage diffusé par TF1 dans son journal de 20h. Le journaliste commence par présenter Michelle Moreau, centriste, comme étant socialiste. Puis le maire d’Angers se voit attribuer deux mandats alors qu’il n’en a effectué qu’un seul. Dans Ouest France, on apprend aussi que le reportage a provoqué une véritable polémique. Jean-Claude Antonini a en effet vivement réagi à une phrase d’Hervé Carré, ancien membre de la majorité municipale ayant rejoint C. Béchu, le qualifiant de maire « en fin de vie ». Le même Hervé Carré a lui aussi réagi : « J’ai immédiatement appelé le journaliste de TF1 qui reconnaît que la coupe a été très maladroite ». J’ai dit « en fin de vie… politique. Mais ce dernier mot n’a pas été repris.» Il est vrai que c’est déjà mieux même si c’est loin d’être très sympathique. Du côté du Figaro, et comme le souligne le journaliste du Courrier de l’Ouest, l’erreur est davantage anecdotique, mais aussi plutôt drôle. Hervé Carré, en froid avec Jean-Claude Antonini, s’est vu par erreur attribué le prénom de… Jean-Claude ! Comme quoi, on en peut jamais vraiment rompre avec son passé !
Lycéens, c’est le moment de préparer la rentrée. Eh oui, le bac n’est pas encore passé qu’il faut déjà se pencher sur son proche avenir. D’ailleurs, pour les y aider, l’Université d’Angers organise des portes ouvertes, le 8 mars sur les 3 campus d’Angers, et le 15 mars à Cholet et Saumur. Le quotidien Ouest France, dans son édition du 3 mars, s’intéresse au plan « réussir en licence » mis en place par l’université, un dispositif qui vise à diviser par deux le taux d’échec en première année à l’université. Ce plan vient s’ajouter au tutorat déjà existant, et son objectif est, notamment, d’apporter une méthodologie pour apprendre aux nouveaux étudiants à gérer leur nouvelle liberté parfois déstabilisante, c’est ce qu’explique Daniel Martina, président de l’Université. Cet accompagnement s’ajoute à l’orientation active, qui propose notamment des entretiens individuels, qui permet à chaque futur bachelier de préciser son projet estudiantin et professionnel. Ouest France explique que les deux mécanismes d’orientation et de soutien se complètent, et s’additionnent à d’autres mesures induites par le plan licence, comme le rapprochement avec le monde socio-économique, matérialisé par la généralisation des stages en entreprise.
Gastronomie avec le guide Michelin qui vient de dévoiler ses nouveaux chefs étoilés. Le département compte désormais trois restaurants « étoilés » au célèbre guide. Une reconnaissance pour la gastronomie angevine. C’est ce que dévoilent le Courrier de l’Ouest et Ouest France dans leurs éditions du 4 mars. Ainsi, à Angers, le restaurant Le Favre d’Anne, installé dans une maison bourgeoise du XIXème siècle, quai des carmes, face au château obtient sa première étoile. Et c’est grâce à leur cuisine créative que Pascal et Mathilde Favre d’Anne ont obtenu cette première étoile seulement un an et demi après leur ouverture : fenouil façon tatin, prunes et écume d’anis, caille en pastilla, foie gras poêlé et j’en passe et des meilleures. Cela fait dix ans qu’il n’y avait pas eu de restaurant étoilé à Angers. Dans l’agglomération, un autre restaurant s’est vu, pour sa part, confirmer son étoile. Il s’agit du restaurant Les Tonnelles, installé sur l’île de Béhuard, et le chef Gérard Bossé, même s’il fait dans le fin et le précis explique Ouest France, n’en est pas devenu snob pour autant. Son retsaurant se veut avant tout convivial. Un peu plus loin, dans le Haut-Anjou, l’Auberge de la Diligence à Loiré, a également obtenu une étoile au célèbre guide rouge. Sur ces bonnes nouvelles, je vous souhaite un bon appétit.




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