Selon le programme du festival Angers l’été, Zita Swoon est un groupe qui promet une fois en plus une soirée énergique. Ce sont des artistes qui ne se laissent pas limiter par des catégories de musique. Si quand même on essaye de faire un classement ça seraient le rock, le pop, le soul. Mais la définition est superflue et c’est mieux d’y arriver au concert sans attente. Les annonces du programme se ressemblent de toute façon.
Il est bien de voir et d’écouter Eva Thiesla, Kapinga Gysel et Stef Kamil Carlens, ce qu’ils disent vaut également pour tous car il n’y existe aucun point de vue qui depend au sexe. La musique devient universelle, plus par ses sons que par ses textes qui de temps en temps ont l’air simple. De quoi a besoin l’amour?/ La pub présente des solutions/ A moitié prix et compètement con/ J’avance sans but je ne m’arrête jamais/ Je ourne en rond sans calme sans paix/ Je refais ce parcours idiot (A quoi a besoin l’amour)
La groupe fonctionne bien, les musicens bougent avec des ondes de leur rythme.
Les voix des filles sont sonores/ obscures/ chaleureux. Le pianiste Joris Caluwaerts tire le mieux de son instrument. I caresse les claviers, change rapidement la place de l’un à l’autre.
L’album “A Song About A Girls“, sorti en 2004, est une collection de huit chansons anglais et quatre chansons français. Bien que le groupe soit d’origine belge, on trouve a peine des chansons flamand; la langue ne donne pas accès aux textes pour un public assez grand.
Le Cloître Toussaint est le bon cadre pour la musique du groupe Zita Swoon, dont le nom était uniquemant crée pour le son. Motivé par un couple courageux, le public a pris son espace et commencait à danser entre les sièges et la scène.
Paula Voigt
- Interview avec Stef Kamil Carlens, chef du groupe belge Zita Swoon
- jeudi 17 juillet 2008
Maisie: Comment définez-vous votre musique ?
Stef: Je le fais le moins possible. Je la défine pas comme ça, on est libre, on peut toujours changer.
M: D’où vient le nom du groupe ?
S: C’est juste un son. Le groupe, il existe depuis très longtemps, depuis quinze ans. Au début on avait un autre nom et il fallait changer. Je voulais un nom qui voulait rien dire en fait, qu’on pouvait garder pendant très longtemps.
M: J’ai lu dans un article que vous vouliez conquérir la France avec le nouvel album ? Ça marche jusqu’ici ?
S: Je ne sais pas dans quel article tu as lu ça mais… on en réfléchit pas vraiment comme ça. Ce qu’on veut obtenir, enfin après quelques années, c’est de pouvoir aller sur la route, et que les gens savent qu’on est un bon groupe live, et que les gens viennent nous voir, tu vois, c’est ça que j’aimerais avoir. C’est ça qu’on a en Belgique, en Hollande, depuis quelques années, et ça c’est ce que j’aimerais bien avoir dans quelques autres pays, entre autres en France.
M: Comment décidez-vous si vous allez chanter une certaine chanson en français ou en anglais ?
S: Je décide, avant que je commence à écrire, quelle langue je vais utiliser. Ni le français ni l’anglais c’est ma langue, alors je dois me déplacer dans une autre langue. Avant que je commence, je décide.
M: Et est-ce que vous chantez en flamand aussi ?
S: Parfois un petit peu, mais j’ai envie de voyager avec ma musique dans toute l’Europe, et le flamand c’est une langue tellement petite…
M: Est-ce que vous avez des chansons que vous traduisez dans plusieurs langues ?
S: On en a une qui est en deux langues, mais pas souvent normalement.
M: Comment votre musique a-t-elle évolué depuis le début du groupe ?
S: Ça, c’est une question très compliquée, parce qu’on a fait déjà beaucoup d’albums, on a joué des centaines de concerts, c’est très variée. En fait, moi et le batteur on a commencé en 1989, alors ça fait très longtemps. Le premier disque on l’a fait en 1995, ça fait beaucoup d’années donc on a changé dans beaucoup de styles. On a utilisé l’électronique, beaucoup de rock, on a essayé plusieurs styles de musique pour danser, musique très acoustique, très calme… c’est très variée.
M: Dans quel pays dans le monde entier voudriez-vous jouer un concert ?
S: Ça m’est égal en fait. J’aime bien les pays ensoleillés pour des raisons évidentes, mais… j’aime bien jouer partout.
Paula : Est-ce que les jumelles dans le groupe facilitent la promotion du groupe ?
S: Les filles? C’est des soeurs mais pas des jumelles. Je ne sais pas, oui, peut-être… je ne sais pas. Moi, j’aime bien le côté qu’il y a plusieurs voix qui chantent ensemble, ça c’est quelque chose que j’ai toujours voulue, et maintenant elles sont dans le groupe depuis quatre ans, et j’aime vraiment bien.
Caroline: C’est un groupe à voir vraiment live, et la, ce soir ça sera assis: comment ça se passe, est-ce que vous apprehendez?
S: Pour le set qu’on joue aujourd’hui pour le festival, c’est un peu bizarre, oui, parce que c’est un set avec un peu de puissance, en fait, mais, ce soir on va l’adapter un petit peu je pense, pour un public assis.
M: Vous êtes en pleine tournée en ce moment? On peut vous voir dans des autres endroits ?
S: [On fait] des festivals un peu partout en Europe, mais on fait une tournée en France en octobre. On fait dix dates, je pense.
M: Est-ce que vous avez un dernier mot pour les auditeurs de Radio Campus Angers ?
S: Zita Swoon c’est vraiment un groupe live, il faut venir voir en live, ça vie très fort la musique.





0 commentaires