Rigolus Interview at Radio Campus Angers - 103FM

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22 août 2008

Rigolus Interview

Radio Campus Angers: Comment définez- vous votre musique?
Rigolus: Euh… J’en sais rien du tout, il faut venir ce soir.

RCA: Sur votre myspace, la description dit “glam / melodramatic popular song / surf”. Est-ce que vous faites du surf?
R: Du vrai surf? Sur les vagues, avec l’écume et tout? Non. J’ai essayé, mais… ça c’est fini assez… dramatiquement.

RCA: Est-ce qu vous êtes mélodramatique comme personne?
R: Complètement, oui, surtout notre musique. On s’inspire de plein, plein de musiques différentes, c’est très mélangé: le surf musique, mais aussi des tubes des années 80, et voilà, notre adolescence, de la musique classique, de jazz, de reggae, de musique electronique, il y a pleinpleinplein de choses dans nos influences.

RCA: Qu’est-ce que les “Rigolettes” apportent à votre musique?
R: Des seins… des beaux yeux… à part ça tu vois, vraiment pas… Non, ben, des coeurs magnifiques… trois formidables chanteuses: Loucresse, Carine et Marie, voilà, qui viennent chanter de temps en temps avec nous.

RCA: D’où vient le nom Rigolus?
R: D’une grosse erreur de beuverie (rire). On le regrette beaucoup.

RCA: Vous l’avez trouvé où?
R: Je sais plus, dans une poubelle (rire).

RCA: D’où est venu l’inspiration pour votre chanson “Finger in the Freezer”?
R: D’une histoire vraie, d’un cambrioleur qui est venu chez moi, à qui j’ai dû couper un doigt pour qu’il arrête de me voler des…
Non, non, c’est rien du tout, ça vient de… je peux pas vraiment dire pour la radio, c’est… c’est un hommage à mon ex-compagne, les amateurs de mots croisés, comprendrons.

RCA: Votre music est vraiment de la music à danser, mais ce soir les places sont assises. Comment allez vous encourager le public à descendre devant la scène et danser?
R: C’est-à-dire qu’on est en train de faire un brûlage de tout… de tous les sièges là, en ce moment même, donc… d’ici vingt-et-une heures toute la salle devrait être en cendres, donc tout le monde pourra se tenir debout… avec un masque.

RCA: Comment avez vous commencé votre carrière musicale?
R: L’opéra de New York, puis euh… celui de Los Angeles où j’ai chanté avec Pavarotti, avec Piña Colada, avec l’Oiseau Bleu, à Paris…
Ben, on a commencé à… j’ai pas… faire la musique, comme tout le monde, et on continue comme tout le monde, essayant de faire ça comme une passion, comme un métier, comme quelque chose comme un grand amour, qu’on doit entretenir, tous les jours.

RCA: Quel style de vêtements aimez-vous porter sur scène?
R: De la peau, exclusivement de la peau humaine, qui m’est propre, hein, c’est-à-dire que je suis nu. J’ai un micro-pénis, donc ça me pose heureusement aucun problème de déontologie.

RCA: Quels projets avez-vous pour l’avenir?
R: Mourir… le plus calmement possible (rire).

RCA: Qu’est-ce qui vous rend “Tristus” dans la vie?
R
: Rigolus (rire). Oui, ce qu’on fait, c’est vraiment de la merde, mais venez quand même, vérifier par vous-mêmes ce soir.
Nous on était pas au courant, en fait, de cette BD, alors, c’est de la culture crasse, mais… voilà on a découvert après qu’il y avait effectivement une BD qui s’appèlle “Les Rigolus et les Tristus” donc encore une fois, on regrette ce nom, qui est un petit peu potache, comme ça, mais bon, on doit l’être quand même (rire).

RCA
: Est-ce que vous avez un dernier mot pour les auditeurs de Radio Campus Angers?
R: Arrêtez les études, arrêtez tout, il y a pas de boulot (rire) … Foutez le feu partout, et… je sais pas… faites… des enfants pas trop cons.

 

Maisie Greenwood

19 août 2008, Théâtre Chanzy, Angers

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