Deux faits divers pour débuter. Tout d’abord, cette fusillade évoquée par Le Courrier de l’Ouest et Ouest France. Des coups de feu ont en effet retentis samedi soir, place Jean XXIII, dans le quartier de La Roseraie. Un homme a ouvert le feu sur deux jeunes avec son fusil de chasse. On ne connait pas encore les raisons de ce geste, les deux jeunes sont hors de danger. Deux personnes ont d’ailleurs été interpellées mardi à la frontière espagnole, indique Ouest France. Ils sont pour le moment considérés comme témoins principaux dans ce dossier. Mais, selon les sources proches du dossier, ils tentaient de gagner l’Algérie pour échapper à la police. Autre dossier : Leid Touka, 27 ans, décédé en septembre dernier dans une rue du quartier Belle-Beille, victime de plusieurs coups de couteaux. Le drame avait provoqué une vive émotion dans le quartier. Deux jeunes Nantais de 20 et 21 ans s’étaient livrés à la police. La justice instruit toujours le dossier, et procédera à une reconstitution des faits dans la matinée du 26 mars. Un moment qui devra permettre de comprendre comment s’est déroulée la bagarre et d’éclaircir les zones d’ombre qui subsistent.
Le PACS qui connait un vrai succès en Anjou. C’est ce qu’explique Le Courrier de l’Ouest dans son édition du 15 mars. Mis en place en 1999, le Pacte Civil de Solidarité s’installe dans les mÅ“urs nous dit le journal. Ainsi, rien que pour l’année 2007, ce sont 867 Pacs qui ont été signés dans le Maine-et-Loire dont 569 à Angers. C’est bien simple, entre 2000 et 2007 à Angers, le Pacs a progressé de 418% tandis que le mariage a connu une baisse de 7,7%. Une tendance comparable aux évolutions nationales. Il faut dire que ce pacte apporte des avantages matériels et fiscaux non négligeables. Au premier rang de ceux qui se pacsent, il y a les fonctionnaires et parmi eux les enseignants. Pourquoi ? Pour obtenir un document officialisant une vie commune dans la perspective des mutations. Mais bien sûr, signer un Pacs est bien moins réjouissant que de se marier. Tout se déroule en effet au tribunal de grande instance, avouez qu’il y a plus romantique pour sceller une union. Ce qui n’empêche pas, nous dit le journal, que certains fassent de ce passage devant le greffier une formalité festive.
Savez-vous ce qu’est le Taser ? C’est ce pistolet à impulsion électrique utilisé, notamment aux
Etats-Unis. Eh bien, figurez-vous que cinq taser sont en usage depuis le début de l’année en Anjou. Ce sont les 4 pelotons de surveillance et d’intervention de la gendarmerie en Maine-et-Loire qui en sont équipés. Mais, contrairement aux Etats-Unis, ici on ne les utilise pas n’importe comment. C’est Le Courrier de l’Ouest qui a rapporté l’info ce week-end. Ainsi, le taser est jaune et non noir de manière à être immédiatement reconnaissable. Alors le taser, comment ça marche ? Le journal nous donne quelques éléments. En appuyant sur la gâchette, à une dizaine de mètres de distance, deux sondes viennent se planter sur la personne. Le corps humain, essentiellement composé d’eau, est parfaitement conducteur. Au départ du pistolet, la décharge est de 50 000 volts. Le taser n’entraîne pas la mort, il immobilise l’individu à maîtriser en neutralisant ses muscles pendant 5 minutes soit le temps nécessaire pour le menotter. Les utilisateurs doivent suivre une formation de 2 jours pendant laquelle il leur est proposé de tester eux-mêmes le Taser, histoire qu’ils comprennent que ce n’est pas un jouet. 90% d’entre eux acceptent de le tester. Les gendarmes en ont déjà fait usage trois fois en conditions réelles : à 2 reprises contre un chien et une fois contre un homme retranché et armé d’une barre de fer. Chaque utilisation fait l’objet d’un rapport détaillé, sachant que l’appareil enregistre la date et l’heure. Si vous ne saviez pas qu’était le taser, maintenant vous êtes au courant !
Connaissez-vous le plus excentrique des candidats aux municipales angevines ? Le Courrier de l’Ouest nous le présente dans son édition du 15 mars. Nous sommes en 1935, Victor Bernier affronte le comte Gautron, candidat sous l’étiquette communiste-conservateur. Il n’y eut jamais candidat plus farfelu que celui-là à la mairie d’Angers nous explique le quotidien. Ses contemporains disaient ainsi de lui qu’il était « le plus populaire et le plus élégant des clochards de la ville ». Habitué des bistrots, il n’était pas du tout comte. Issu d’une famille de confiseur, il revendiquait une vague parenté avec Madeleine Gautron, prieure à Saumur et qui avait inventé le guignolet au XVIIè siècle. L’homme se présente aux élections de 1935 avec un programme pour le moins délirant. Extraits : dans le domaine commercial, « avant chaque repas, anjou-gignolet gratuit et obligatoire » ; dans le domaine sportif « création d’une piscine moderne sous la place du Ralliement » ; pour les propriétaires il déclare « je ne vois aucun inconvénient à ce que vous releviez vos loyers » mais dans le même temps il déclare aux locataires « je ne vois pas non plus d’inconvénients à ce que vous ne les payez pas non plus ». Ca, c’est du programme électoral !! Mais l’homme fut aussi précurseur puisqu’il proposait le droit de vote pour les femmes, qui ne leur sera accordé que 10 ans plus tard, en 1945. Vous l’aurez compris, ce n’est pas lui qui remporta les élections en 1935 mais Victor Bernier. Et « ce clown céleste » comme le qualifie le journal, il mourut dans la misère quelques années plus tard, en 1939.





0 commentaires