Revue de presse - 14 mai 2008 at Radio Campus Angers - 103FM

Chroniques


emissions

Écouter !

Retour aux émissions

aujourd'hui

14 mai 2008

Revue de presse - 14 mai 2008

Appel à la grève chez Kéolis-Cotra, la société qui gère le réseau de transport d’Angers Loire Métropole. La CGT a en effet déposé un préavis de grève pour le samedi 31 mai. Une info relayée ce matin par notre confrère Ouest France. Au préalable, une rencontre doit avoir lieu avec la des perturbations risquent d'avoir lieu le 31 mai sur le réseau Cotradirection, le 15 mai afin de négocier sur une dizaine de points. Les représentants de la CGT vont d’abord défendre le pouvoir d’achat des salariés. Ils réclament un local pour les chauffeurs des lignes 1,5 et 16 qui font leur relève à la gare. Dans le cadre du réseau, la CGT demande à la direction de faire appel à la police municipale et nationale pour responsabiliser les automobilistes, encore trop nombreux à stationner dans les couloirs de bus. Sur l’arrivée du tramway, les syndicalistes revendiquent aussi des couloirs séparés entre les bus et les vélos pour des raisons de sécurité. Sur le tram, et plus précisément sa cabine de commandes, ils déplorent l’étroitesse de l’espace du conducteur qui a les jambes coincées par un coffre. Le Courrier indique que la mission Tramway s’est chargée du problème en demandant à Alstom d’apporter des modifications. La direction, de son côté, a fait savoir, qu’une augmentation de 3 % a été décidée pour 2008, par l’ensemble des partenaires sociaux. Une augmentation destinée à contrer l’inflation qui n’a pas été signée par la CGT. Les dirigeants ajoutent qu’une prime d’intéressement égale à un mois salaire a été versée en mars. Ils estiment donc faire le maximum pour sauvegarder le pouvoir d’achat de leurs salariés.

Scooter avec chauffeur ! C’est ce que propose Pascal Briquet, passionné de moto, qui vient de créer à Angers, Scoot’m liberté. Ouest France y consacre un article ce mercredi. De quoi s’agit-il ? C’est comme le taxi, sauf que là vous n’êtes pas en voiture mais sur un scooter, un Suzuki de Pascal Briquet, le créateur de « Scoot'm liberté »650 m3. La formule existe déjà dans d’autres grandes villes françaises, et elle connait un vrai succès en région parisienne. Et pour cause, nous dit le journal avec la circulation intense et les problèmes de parking, le gain de temps s’avère considérable. C’est moins vrai dans la région nantaise, et encore moins à Angers. D’autant prendre un scooter avec chauffeur, plutôt que de faire appel à un taxi, n’est pas encore entré dans les mÅ“urs. Alors qu’est-ce qui pourrait nous faire préférer le scooter. Pascal Briquet déploie ses arguments. D’abord, vous êtes en contact avec l’environnement et pas confiné dans un habitacle. Ensuite, vous vous faufilez partout et vous vous garez où vous voulez. Et le chauffeur vous au plus près de votre destination. Pascal Briquet croit évidemment beaucoup à la réussite de ce concept et avec les travaux du tram qui s’annonce, on peut penser que ce nouveau mode de transport devrait vite trouver son public. Si vous êtes intéressé, sachez qu’un transport revient environ à 15 € dans la ville, et environ 40 € en périphérie. Pour découvrir l’entreprise et avoir plus d’infos : http://www.scootmliberte.fr/.

La polémique que l’on connaît aujourd’hui autour de l’arrivée du tramway, Angers a déjà connu ça il y a 113 ans. Le Courrier de l’Ouest en fait Les tramways tels qu'ils étaient au début du XXème siècleécho dans son édition du 13 mai, suite à la mise à jour d’un document très drôle et assez rare aux archives départementales. Il s’agit d’une caricature, datant de 1895, qui montre la polémique autour du tramway d’Angers. Et, comme le souligne justement le quotidien, ce dessin est un étonnant écho de ce que nous avons récemment connu puisque, déjà à l’époque, le tram avait tous les défauts : trop dangereux, trop cher et trop laid. Plus amusant encore : ses détracteurs supposaient déjà que le tram ne parviendrait jamais à monter la rue Plantagenêt et qu’il faudrait des pousseurs et des chevaux pour le faire parvenir jusqu’au carrefour Rameau. Ces arguments ne sont donc pas très différents de la polémique qui a eu lieu, notamment pendant la campagne électorale, au sujet de la montée de la rue de la Roë, qui est d’ailleurs parallèle à la rue Plantagenêt. Après sa mise en service, le tramway fonctionnait plutôt bien avec pas moins de huit lignes qui se croisaient toutes place du Ralliement, mais ce sont des difficultés financières qui l’ont condamné, dans l’indifférence générale en 1949, laissant la place au bus, jugés plus modernes et confortables.

Alors que la France commémore les 160 ans de l’abolition de l’esclavage, le journal Ouest France a cherché à savoir comment cet évènement avait été vécu à Angers. Eh bien, c’est passé presque inaperçu puisque les journaux de l’époque n’en parle quasiment pas. Ce sont Le village Noir de l'exposition d'Angers, 1906surtout les élections à venir qui font la une dans un contexte révolutionnaire où tout se réorganise et où la seconde république fait peur, explique l’historien Geoffrey Ratouis. A Angers, la traite négrière, qui s’est terminée en 1815, n’a pas marquée la ville car l’économie n’avait pas beaucoup de liens avec ce commerce, contrairement à Nantes. En revanche, à Cholet où l’industrie de la toile se nourrit du commerce du coton, ce décret fait peur. Deux Angevins ont été de fervents abolitionnistes : le sculpteur David d’Angers, ami de Victor Hugo ; et le commissaire de la République, Grégoire Bordillon, l’équivalent du préfet. Mais il faudra du temps pour voir évoluer les mentalités. Et le journal prend en exemple l’exposition d’Angers de 1906 dans laquelle un village noir est « reconstitué ». On y met des Africains en costume. Et les Angevins s’y déplacent pour les regarder un peu comme une curiosité, un peu comme on va au zoo.

1 commentaire


  1. 1 " echo systeme " 2 juil 2008 à 0:23

    Coucou Les Angevins, Angevines …
    Bon courage pour L’émission à Pluch..byee.

Laisser un commentaire