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28 novembre 2007

Le choix vous appartient

C’est avec un plaisir varié que s’aborde cette nouvelle semaine ciné.

Across the Universe sort de nulle part, mais pourrait bien s’avérer intéressant. Une comédie musicale et un opéra rock reprenant les grands tubes des Beatles, animés sur grand écran dans une histoire d’amour prenant place au cÅ“ur des années 60 en Angleterre. Mélangeant rock n’roll et voyages psychédéliques sur des mélodies qu’on connaît tous, ce film pourrait bien être une jolie surprise… Le retour à un genre légèrement en désuétude et difficilement adaptable de façon convaincante au cinéma depuis Tommy ou The Wall (même si Moulin Rouge, d’une certaine façon…)

Le polar aura aussi son chef de file : La Nuit nous appartient, film noir projeté au dernier Festival de Cannes et dont les échos sont plus que positifs. Revenu pourtant bredouille (tout comme le reste de l’impressionnante sélection US de cette année), le film de James Gray arrive enfin en France. Avec 3 films réalisés en 13 ans, c’est peu dire si le cinéaste n’apparaît que là où ça lui chante, même si les thèmes chers à son cœur englobent deux types de communautés, généralement en plein dysfonctionnements : famille et mafia. Son dernier film, The Yards, avec déjà Mark Wahlberg et Joaquin Phoenix, revenait sur l’histoire d’une famille de mafieux en pleine crise. Ici, années 80, trafic de drogue et police new-yorkaise s’entremêle sous les regards des deux comédiens déjà précités, auxquels s’ajoute Robert Duvall, et Eva Mendès en arbitre de charme.

Avec Wong Kar Wai, les réactions sont diverses. On peut s’émerveiller de In the mood for love et rester circonspect devant 2046. Si maintenant le cinéaste s’éloigne formellement de ces expérimentations passées, il n’en garde pas moins le thème central de l’amour pour guider ses personnages dans My Blueberry Nights. Soit ici Norah Jones, Jude Law, Natalie Portman et Rachel Weisz (excusez du peu !), perdus dans un road-movie réalisés aux Etats-Unis où le réalisateur s’est envolé. Tout comme l’avait fait Wim Wenders, parti d’Allemagne pour tourner son magnifique Paris, Texas, Palme d’Or en 1984. De là à continuer le jeu des similitudes, il n’y a qu’un pas qu’on vous laisse franchir.

A la semaine prochaine !

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