Interview de Maïa Barouh, concert du 25 octobre au Cabaret Shinjuku. at Radio Campus Angers - 103FM

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9 novembre 2007

Interview de Maïa Barouh, concert du 25 octobre au Cabaret Shinjuku.

C’est une aventure folle que celle du Cabaret Shinjuku. A l’initiative du projet, Maïa Barouh, une jeune femme japonaise, que je rencontre au T Rock Coco après le concert de trois groupes sélectionnés parmi la compilation Kumasakura. Maïa est une musicienne issue du courant « Underground » de la scène japonnaise. C’est dans la rue, au cours de ces représentations à Tokyo, qu’elle rencontre plusieurs artistes et se passionne pour chacun d’entre eux. Forte d’une double culture, française et japonaise, elle décide d’exporter la folie « Underground » vers la France. Maïa porte alors ce projet de faire le pont entre la France et le Japon, de transmettre l’univers décalé mais honnête de ceux qui vont l’accompagner. Elle sélectionne alors les artistes selon ses passions et les regroupe pour former le cabaret Shinjuku.

Ce sont donc trois des dix-huit artistes présent sur la compilation Kumasakura (édition Saravah) qui partagent l’aventure de Maïa. La jeune femme prend des risques et investit dans cette conquête vers l’Occident ; mieux, elle fédère sa cause auprès des trois groupes talentueux. Chacun possède son propre univers, différent de l’autre, mais l’explore jusqu’au bout de sa folie.
Il y a d’abord Hibiya Katan, ce guitariste virtuose que l’on ne se lasse pas d’écouter.
Puis Les Romanesques, qui connaissent déjà bien la France puisqu’ils se représentent déjà sur Paris. Ils traduisent leur univers fantasque japonais avec des textes décalés en français et leurs prestations nous transportent dans des univers d’émotions variés. Le chanteur provoque tantôt le rire, tantôt la peur, à la manière des vignettes de mangas grandeur nature. Une véritable leçon d’interprétation destinée aux artistes français, où le regard de l’autre n’a aucune importance et où la performance théâtrale d’un personnage kitsch et décalé est totalement assumée.
Enfin, le groupe Momonashi illustre le mélange des cultures japonaises. Une chanteuse du Sud, un bassiste du Nord et une richesse qui émane d’un si petit pays et qui témoigne du succès de créations artistiques tout en gardant leurs racines. Même notre Edith Piaf aurait frissonné comme nous, lorsque la chanteuse Mihoko entonne avec émotion sa version japonaise de « Padam ».

Le seul regret que nous ayons, c’est lorsque le concert se termine. Leur succès, c’est d’avoir transporté le public là-bas, à des milliers de kilomètres. Nous comprenons alors la confiance mutuelle qui s’est instaurée entre Maïa Barouh, cette jeune femme audacieuse, et ses trois baladins. Leur sincérité, l’honnêteté de leurs prestations valent effectivement le déplacement. Pour leur première tournée en France, nous leur assurons que le risque en valait la peine. Mieux ; nous espérons les revoir bientôt…

Lien :
www.saravah.fr/TEST/KUS/

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