Allez viens je t’emmène… dîner chez les Thompson. On y sert un cocktail electro-soul et jazzy pas dégueu du tout, tu m’en diras des nouvelles. Et tu verras, Lucille, la maîtresse de maison, possède une jolie voix, douce et fluette, qui se marie agréablement aux lignes de chant ondulantes tout au long des 18 titres de ce premier album.
Aux fourneaux, Fablive donne dans l’eclectisme : de la grosse prod’ façon R&B (Daily Vitamins, Reality Check), du breakbeat funky avec cocottes de guitare et tout le tralala (Why), des ambiances jazzy un rien planantes (le morceau titre, Dark Haze etc.), la difficulté d’un guitare/voix épuré (Soaking Blue)… rajoutez-y un soupçon de scratches (What A Girl Needs), une beatbox chaloupée qui rappelle le Juicy Fruit de Mtume (Fly Nature) et on tient ma bonne adresse de ce printemps 2007.
Et encore, je te garde pour la bonne bouche les très efficaces Can’t Get Over, Consciousness, Ladies ou encore Vegas.
Le tout reste donc digeste et cohérent, avec une unité sonore un peu rêche, désirée apparemment si l’on en croit le myspace du groupe, dinneratthet.
Et oui, 18 titres, on ne se moque pas du client chez les Thompson. Ici pas de remplissage à coups d’interludes, même si certaines plages, Agenda et Corner Store Dinner (de « mini-morceaux ») assurent plutôt la transition. D’ailleurs dans l’ensemble, les titres sont assez courts, on file ainsi direct à l’essentiel. On retrouve les illustres Marvin Gaye et Curtis Mayfield parmi les nombreuses -et parfois surprenantes- références du groupe, pour autant on ne se hasardera pas à parler ici de concept album, malgré le fait que l’identité de ce disque s’appuie sur l’utilisation récurrente d’ambiances et jingles télévisuels. Un poste TV vintage, voilà d’ailleurs ce que l’on retrouve sur la pochette mignonnette, la boucle est donc bouclée.
Frais, agréable et de bon goût. Je crois que je vais me resservir…





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