‘Come to me’ : une invitation bien engageante, il faut l’avouer, surtout de la part d’une artiste aussi renommée que Marie-Jo Lafontaine - elle a notamment été choisie en 2006 pour faire l’ouverture artistique de la Coupe du monde de football, avec son oeuvre performance I love the world, projetée sur des grattes-ciel de Francfort, en Allemagne.
Mais aujourd’hui, plus besoin d’aller si loin pour admirer ses travaux : Angers accueille deux expositions, Come to me, donc, au Musée Jean Lurçat et de la Tapisserie contemporaine, jusqu’au 18 mai 2008, et Dreams are free au Musée des Beaux-Arts, jusqu’au 13 avril 2008.
Dreams are free !
Centrée sur le thème du portrait, cher à l’artiste depuis les années 1980, cette exposition réunit plusieurs séries de sculptures et de photographies, dont Babylon babies, Le jardin d’enfants, Kinder der Ruhr, ou encore Les Fables de la Fontaine. De la prime enfance à l’âge adulte, c’est l’humain qu’elle donne à voir, sans aménité, de manière hyper objective, mais non dénuée de tendresse et d’humour.
Dans un jeu de regards, entre spectateurs et portraits, l’artiste nous confronte brutalement à nous-même, à l’humain, et nous contraint finalement à voir le monde autrement. Parfois dérangeante, presque effrayante, cette galerie ne peut laisser indifférent, d’autant que dès l’entrée, un photomaton invite le visiteur à prendre sa place dans le dispositif de l’exposition, sous le titre We can be Heroes just for one day.
Ce premier ensemble, dédié à la vue, est complété par une nouvelle création, The world starts every minute !, une oeuvre sculpturale et sonore consacrée aux Rires du monde, que Marie-Jo Lafontaine a réalisée spécialement pour le Musée des Beaux-Arts.
Emouvante, poétique, mais aussi féroce, critique et rude, cette exposition événement est, au sens propre, bouleversante.




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