Hier, aux 400 coups, se tenait l’avant première de Mein Führer, une comédie satyrique sur Adolf Hitler. Le film projeté ne sort que fin Mars mais on en parle déjà outre-Rhin car il a fait polémique lors de sa sortie. En effet, le Führer y est ici très grossièrement caricaturé et ça n’a pas plut à tout le monde.
L’histoire : 1944, Adolf Hitler déprime. il est vieux, il a l’impression qu’on lui cache des choses et ne fait confiance à personne. Problème : il doit tenir un discours très important dans cinq jours. Goebbels, son ministre de la propagande, ramène donc des camps, un prisonnier juif, Adolf Gründbaum, professeur et acteur de son état, pour remettre Hitler dans le “droit chemin”.
Le film : Mêlant images d’archive et images réelle, le réalisateur nous plonge dès le début dans un Berlin, dévasté par les bombes alliées. Seuls subsistent le palais et les appartements du Führer, flamboyant de richesse. En abordant le thème de la déportation et des nazis, Daniel Levy pouvait s’y perdre dangereusement. Il ne s’en tire pas trop mal en nous faisant sourire et même rire, surtout avec le personnage de Goebbels, cynique et désinvolte. Malheureusement, les autres personnages sont très, voir trop caricaturés comme Hitler qui est décrit comme un vieux ventripotent, ou tout simplement un peu inexistant comme le professeur juif qui aurait pu être davantage creusé. Mais cela reste un bon divertissement moral (ça parle quand même de la déportation !) avec des situations comique : le salut “Heil Hitler” à outrance ou encore la méprise des deux prénoms, Adolf, qui donne lieu à un superbe quiproquo…
Bref, le cinéma allemand n’en finit pas d’émerger : après La vie des autres, Mein Führer réussit déjà à faire parler de lui.




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