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2 avril 2008

Kebous & L’Ă©quipe de “l’ApĂ©ro vient en Chantant”

Le 8 mars 2008, c’est par une belle soirĂ©e d’hiver que l’équipe de « l’ApĂ©ro vient en chantant » arrive Ă  ChĂąteau-du-Loir (72) pour assister Ă  un concert de Kebous. DerriĂšre ce nom se cache la nouvelle aventure en solo du chanteur des Hurlements d’LĂ©o, Laurent Bousquet (ce qui donne Kebous en verlan pour les moins rĂ©veillĂ©s d’entre vous ;-) ).

Nous voilĂ  donc, Alex et moi, Ă  la salle « La Castelorienne » de ChĂąteau-du-Loir, et on ne peut pas dire que la foule des grands soirs soit au rendez-vous. Pourtant, s’il fallait ĂȘtre quelque part ce samedi soir, c’était bien lĂ  !

En premiĂšre partie nous dĂ©couvrons une jeune femme Ă  la voix de velour et au doux nom de Lola BaĂŻ, accompagnĂ©e d’un percussionniste. Sa spĂ©cialitĂ© ? Des chansons Ă  texte inspirĂ©es d’AmĂ©lie les crayons. La belle laisse Alexandre sans voix et il n’est pas le seul


À la fin de son concert, nous l’abordons pour partager un peu son univers. Elle n’a pas d’album pour l’instant mais elle nous laisse un maxi que nous ne manquerons pas de diffuser lors d’une prochaine Ă©mission.(www.lolabai.com)

Et voici maintenant Kebous en personne, aprĂšs cette premiĂšre partie qui nous a vraiment conquis. La salle a beau ne pas ĂȘtre tout Ă  fait remplie, le chanteur se livre sur scĂšne, avec ses musiciens, avec tout autant de ferveur.

À travers une alternance de chansons rock, qui sentent bon l’engagement, et de mĂ©lodies plus mĂ©lancoliques, qui ne sont pas sans rappeler Miossec ou Romain Humeau, nous dĂ©couvrons un artiste authentique, qui revendique ses convictions, qui se livre nu et s’expose. La richesse de son rĂ©pertoire lui permet d’aborder beaucoup de thĂšmes : l’amour, la mort, le spleen, la politique… mais toujours au travers de mĂ©taphores adroites et subtiles.

Lors de ce concert, il chantera aussi des reprises de Miossec (« Recouvrance »), Noir DĂ©sir (« Lolita nie en bloc », prĂ©sente sur l’album), « La malle en mai » des Hurlements d’LĂ©o avec un arrangement diffĂ©rent, nous prĂ©cise-t-il (accord Pixies).

Ces reprises marquent la volontĂ© pour Kebous de changer d’univers par rapport Ă  l’Ă©poque des Hurlements d’LĂ©o. Le chanteur s’Ă©tait un peu lassĂ©, il n’avait plus envie de faire « sauter les foules » ou de « faire du sport » Ă  chaque reprĂ©sentation. Il souhaitait retrouver quelque chose qui lui corresponde plus, un retour Ă  la musique, Ă  une voix qui ne soit plus Ă©touffĂ©e par les instruments. Cette formation marque pour lui un nouveau dĂ©part, et Ă  notre avis, il a toutes ses chances !

Une heure et demi de concert plus tard, nous Ă©mergeons de l’univers de Kebous. Nous aurons eu la chance de dĂ©couvrir cette nouvelle formation, et le plaisir de rencontrer des personnes sincĂšres et accessibles.

Déjà dans les bacs :
Lupanar (sorti en février 2008, 12 titres) ; 1er album aprÚs un 7 titres arrangé par Romain Humeau sorti en 2006 (www.kebous.com)

Pour l’anecdote : Lupanar est un vieux mot pour dĂ©signer les maisons closes, et c’est aussi un jeu sur les mots Lupin et Anar, qui plaisent bien Ă  Kebous.

11 février 2008

“L’art de rien”

Trois dates et autant de lieux pour la premiĂšre Ă©dition de “L’art de rien”.

Les 8, 9 et 10 fĂ©vrier 2008 a eu lieu la premiĂšre Ă©dition de cette manifestation artistique qui se dĂ©clinait en trois lieux diffĂ©rents, Ă  savoir la Tour Sain Aubin, les Ambiances MultimĂ©dia, et l’Auberge Angevine. Cette manifestation, organisĂ©e par l’association Ă©tudiante CLAPE, est dĂ©diĂ©e Ă  la photographie, la vidĂ©o, et les performances. Neuf artistes, angevins pour la plupart, ont exprimĂ© leurs talents dans leurs domaines respectifs mais sur un thĂšme commun : la ville d’Angers.

Les raisons de cet Ă©vĂ©nement dĂ©diĂ© Ă  l’art contemporain : la volontĂ© de faire cohabiter diffĂ©rentes formes d’expressions artistiques et se dĂ©marquer ainsi des expositions “classiques”. L’accent est mis sur la mĂ©diatisation des arts contemporains, nouvelles pratiques artistiques, peu rĂ©pandue sur le bassin angevin et en gĂ©nĂ©ral.

Les neuf artistes prĂ©sents ont Ă©tĂ© invitĂ©s Ă  rĂ©vĂ©ler leur vision de l’individu dans la ville, mettant en avant l’interaction entre la ville et l’individu. Chacun de ces deux acteurs influençant le quotidien de l’autre. Pour se faire, les artistes ont souvent Ă©voquĂ© des scĂšnes du quotidien dans leurs travaux, mettant Ă©galement en avant les tensions, mais aussi les Ă©motions, qui bercent les activitĂ©s citadines.

Pour lancer l’évĂ©nement, un vernissage avait lieu vendredi 8 fĂ©vrier Ă  17h, tour Saint Aubin. Un vernissage au terme duquel une performance a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e. En effet, un circassien et un vidĂ©aste ont proposĂ© un spectacle original d’une vingtaine de minutes oĂč acrobaties et effets audiovisuels se mĂ©langeaient.
DerniĂšre information, mais pas des moindres, cette manifestation est entiĂšrement gratuite !

Informations pratiques :
Tour Saint Aubin, rue des Lices; L’Auberge Angevine, 9 rue Cordelle; Ambiances MultimĂ©dia, 10 rue Bodinier.
Vendredi 8 février, 9h-17h; Samedi 9, 9h-22h; Dimanche 10, 14h-18h. Gratuit

26 décembre 2007

JP NiobĂ© - Lo’Jo Trio - La Ruda

Le jeudi 20 décembre 2007 à Mûrs-Erigné a eu lieu un concert au profit de RESF.
Les spectateurs ont rĂ©pondu nombreux Ă  l’invitation et la salle Jean-Carmet s’est remplie petit Ă  petit d’une foule joyeuse et bigarrĂ©e venue soutenir le RĂ©seau Education Sans FrontiĂšres et, bien sĂ»r, passer une bonne soirĂ©e.

JP Niobé a ouvert la danse avec son humour habituel et ses chansons engagées jamais ennuyeuses. Il était soutenu par un groupe de jeunes musiciens et il a su transporter le public dans une ambiance à la fois détendue et concernée.

www.myspace.com/niobejp

Lo’Jo Trio nous a fait partager ensuite ses carnets de voyages autour du monde. Nous avons visitĂ© avec eux les Ăźles de l’OcĂ©an Indien ou encore l’Espagne des gitans. Ce fut un concert intime et mystĂ©rieux, la forme du trio permettant d’apprĂ©cier encore plus la poĂ©sie des textes de Denis PĂ©an et les voix enivrantes des choristes.

www.myspace.com/lojotriban

Enfin, les gars de La Ruda sont arrivĂ©s pour une session « acoustique » pendant laquelle le groupe nous a prouvĂ© que son enthousiasme reste toujours intact et qu’il garde la pĂȘche en toutes circonstances. Les plus anciens Ă©taient heureux de retrouver l’ambiance des premiers concerts au dĂ©but de La Ruda Salska. Les titres sont tous aussi efficaces et le rock et le ska se mĂ©langent avec une Ă©vidence dĂ©sarmante. Le show s’est terminĂ© en beautĂ© sur une reprise de « Ronde de nuit » de la Mano Negra.

www.myspace.com/larudaofficiel

Bref, on veut encore des soirĂ©es comme celle-lĂ  ! Merci Ă  tous ceux qui l’ont organisĂ©e !

4 décembre 2007

HypePod Battle #1

4 novembre. 22h22. Memphis Belle. Angers.
Pin up. Néons. Ambiance déjà bien échauffée.
Kanthos achÚve un set électro remuant et Tristan en arbitre bling-bling prend le micro :
nous voilĂ  Ă  la premiĂšre HYPEPOD BATTLE@Angers.

Au programme ce soir ?
Combat de coq-chantant organisé par FuckThatWorld, vitrine web traitant de music, fashion, art & urban lifestyle


Lance rocket Ă  base de beats. Grenades de Riff. On envoie du lourd, de l’obus Ă©lectronique.
Différentes armés se lancent ce soir dans un combat sans merci avec pour seule armes : un lecteur mp3.

C’est avec du hype, du clinquant, que l’équipe de Radio Campus Angers plante sa griffe dans les Ă©coutilles du public.
A grand renfort de Cindy Lauper, les Girls de Madame X donnent le ton : ce soir elles seront meufs jusqu’au bout des ongles.
Radio G ! hisse le drapeau de l’international et balance du beat hip-hop US.
Pour Bed&Breakfast, duo de dj angevins, c’est avec du Feist qu’ils gagnent du terrain.

Avec un public chaud bouillant, une tempĂ©rature qui voisine les 80° Ă  l’ombre, le dancefloor est enflammĂ©.
Pour l’ultime combat, le coup de grĂące est donnĂ© par la team de Madame X & Girls sur les crĂąnes des Bed&Breakfast…
1h45 du mat’, l’armistice est signĂ©. Les filles sont venues, elles ont vu et elles ont vaincu.

L’HypePod Battle II promet d’ĂȘtre plus sauvage :
La team MadameX & Girls remet son titre en jeu le 20 décembre au Memphis Belle contre les équipes :
- Timid Records (JubaĂŻ & Arno Gonzalez)
- Mastafita Radio Show (le bazar musical sur Radio Campus)
- Pony Warriors (Ă©tudiants de l’ISCEA)

>> www.fuckthatworld.com

1 décembre 2007

Arctic Monkeys Ă  Nantes le 27/11/07

La soirĂ©e est fraĂźche et la foule marche d’un pas dĂ©cidĂ© vers la Halle de la TrocardiĂšre oĂč les «Singes de l’Arctique» sont attendus avec impatience.

En premiĂšre partie, Reverend And The Makers chauffe la salle avec son mĂ©lange joyeux de rythmes funk-rock Ă  la Rapture, de New Wave style 80 et d’électro (1).

Puis les Arctic Monkeys dĂ©boulent sur scĂšne. Les quatre musiciens ont l’air de gamins mais l’apparence est trompeuse

Le concert démarre dans un sympathique bordel, presque punk : guitares qui moulinent, batteur qui frappe fort et basse qui sature.
Puis le show décolle réellement avec « Dancing Shoes » et, à partir de ce moment-là, la machine se met en marche.
Le public suit et le groupe enchaßne en alternant des extraits de ses deux albums (2) dont un excellent « I Bet You Look Good On The Dancefloor ».
AprĂšs un passage plus calme - sans doute pour faire descendre la pression - les Monkeys nous proposent un titre inĂ©dit bien puissant avant de nous assommer dĂ©finitivement avec plusieurs morceaux dont « Brianstorm » et une version d’anthologie de « A Certain Romance ».

On regrettera cependant l’absence de rappel, le concert se terminant comme les chansons, c’est-Ă -dire un peu brutalement. On aurait aimĂ© une petite reprise de « Take It Or Leave It » des Strokes, par exemple.

Mais, ce soir encore, la bande de Sheffield confirme qu’elle forme un grand groupe de pop rock.
_

(1) http://www.myspace.com/reverendmusic

(2) “Whatever People Say I Am, That’s What I’m Not” (2006) et “Favourite Worst Nightmare” (2007).

14 août 2007

Live report - Astropolis

C’est exceptionnel, en ce premier week-end d’aoĂ»t, il fait beau… ça fait bizarre et tout le monde s’en est apparemment rendu compte au vu des nombreux embouteillages qui nous ont ralentis ! On arrive malgrĂ© tout Ă  Brest vers 21h. Il fait chaud trĂšs chaud… et vu la populace qui s’est dĂ©placĂ©e en masse : ça promet !

Comme l’an dernier, le site est immense et se divise en plusieurs scĂšnes : elle sont aux nombres de 4, avec un style de musique Ă©lectronique diffĂ©rente sur chacune.

De l’Ă©lectro club Ă  Astrofloor, de la drum’n'bass sous le chapiteau Hip hop drum, de la tek voir plus hardcore Ă  la scĂšne du haut : la scĂšne Mekanik. Et pour finir Hilight tribe qui jouait toute (!) la nuit dans la Cour du Manoir de Keroual.

Lorsqu’un festival organise un Ă©vĂ©nement aussi grand et qu’il dĂ©cide de changer le programme Ă  la derniĂšre minute ça devient vite la m… Ce fut donc le gros point loose de la soirĂ©e !
En effet aucun fly avec la prog n’Ă©tait distribuĂ© pendant le festival ; seulement quelques affichages aux diffĂ©rents bars, sachant que dĂšs le milieu de la soirĂ©e la plupart n’Ă©taient plus lĂ  ! Dommage et un peu agaçant…

C’est ainsi qu’aprĂšs un passage mouvementĂ© par les navettes ou 30 min de marche pour les plus courageux, nous arrivons alors que Kid Koala s’amuse sur ses platines. C’est jazzy parfois hip hop, toujours Ă©lectro mais ma foi… un peu mou tout ça ! Un bon premier amuse gueule malgrĂ© tout ! Pas le temps de saliver qu’Amon Tobin enchaĂźne direct et malheureusement se rĂ©vĂšle dĂ©cevant par son dj set et nous proposera trĂšs peu de ses productions. Ceux qui s’Ă©taient perdu pendant que Mr tobin mixait ont pu apprĂ©cier la bonne prestation de Micropoint sur la scĂšne MĂ©canik. Pendant ce temps lĂ , l’Astrofloor connait une grosse agitation, que ce passe t’il ? Justice arrive ?? Et non changement d’horaire c’est Agoria qui nous propose un set peu convaincant avec un son beaucoup trop old-school… Les stars se font donc attendre, on prend un bain de fraĂźcheur avec Dj Fresh (logique…) au platine sur la scĂšne Drum’n'bass.

C’est l’heure, Justice balance le son, c’est fort, c’est bon, c’est Ă  voir… Aucun doute ils mĂ©ritent le buzz qu’ils connaissent actuellement. On pourra regretter une fois de plus un dj set pas toujours trĂšs inspirĂ©, et les plus motivĂ©s retourneront les voir en live Ă  la Route du Rock… Un petit peu essoufflĂ© par 2 h de set, nous rampons tout de mĂȘme voir la dĂ©esse de la drum’n'bass : Elisa do brasil, spĂ©cialement accompagnĂ© du grand Big Red. La foule est envoutĂ©e… et ce n’est qu’un dĂ©but sous ce chapiteau Drum’n'bass car TC et Dj Zinc suivront sans laisser de rĂ©pit, pour finir au petit matin vers 9h du matin.
Un grand bravo Ă  Hilight tribe, qui Ă©tait prĂ©sent toute la nuit dans la Cour dĂ©corĂ©e du Manoir de Keroual ! GrĂące Ă  une dĂ©co trĂšs recherchĂ© signĂ©e sous le signe voodoo, on se croyait dans un manoir hantĂ©, le son des djembĂ© et des didjeridoo envoĂ»tant le moindre festivalier passant dans les parages… Une rĂ©ussite !

A noter que cette annĂ©e la Grande Roue (prĂ©sente tous les ans) Ă©tait remplacĂ©e par des Auto-tamponneuses… Un bonheur pour certains et un sentiment nostalgique pour d’autres !

Ce fut donc une nuit bien remplie en ce samedi 4 août avec comme tous les ans des artistes de la scÚne électronique pour tous dans un cadre magnifique et réellement travaillé.
Merci Astropolis et Merci Ă  l’ensemble des artistes

A l’annĂ©e prochaine!

7 août 2007

Live report - Les 3 éléphants

Bravo ! Et oui il n’y a pas d’autre maniĂšre de commencer ce live report sur les 3 Ă©lĂ©phants qui se dĂ©roulait en ce premier beau weekend de l’Ă©tĂ©. MĂȘme la mĂ©tĂ©o fut clĂ©mente avec nos Ă©lĂ©phants prĂ©fĂ©rĂ©s et grĂące aux efforts des organisateurs le site Ă©tait trĂšs agrĂ©able, mĂȘme si plus petit que les annĂ©es prĂ©cĂ©dentes… Et leurs efforts furent rĂ©compensĂ©s : du monde, beaucoup de monde, le festival se permet mĂȘme de faire complet le samedi avec plus de 15500 personnes ! Comment un tel rĂ©sultat ? Une programmation intĂ©ressante entre tĂȘtes d’affiches maintenant culte dans la rĂ©gion, comme les Puppets Mastaz ou Les Orgres de Barback et des groupes en pleine explosion comme nos amis belges de Goose ou le quĂ©bĂ©cois dĂ©jantĂ© Bluebird.
Mais commençons par le commencement, vendredi 27 juillet, nous voici arrivé dans ce joli village ma foi trÚs bucolique : Lassay-les-chateaux.

Nous nous excusons au prĂšs de Peter Von Poehl et Hindi Zahra qui ont malheureusement commencĂ© trop tĂŽt pour les petits travailleurs que nous sommes… C’est donc avec Air que nous entamons ce safari musical et ces derniers nous proposent un set des plus aĂ©riens, on accroche ou non mais on ne peut rester insensible aux son des deux frenchies les plus fashions du moment. AprĂšs 1h30 de pogos endiablĂ© (ironique bien sur…), pas le temps de se reposer, nous voici de l’autre cotĂ© avec Jamie T. Dans un registre Ă©trange entre folk, rock et hip-hop, et malgrĂ© un son loin d’ĂȘtre parfait, on se laisse sĂ©duire par ce jeune anglais plein de charisme, The Streets n’a qu’Ă  bien se tenir ! À dĂ©couvrir… De retour devant la grande scĂšne, nous dĂ©couvrons avec Ă©merveillement la surprise de la soirĂ©e : les anglais de Scanners. Oscillant entre pop rock et mĂȘme punk, tel un Ă©lĂ©phant en rute, ils ont tout dĂ©vastĂ© sur leur passage, retenez bien ce nom ! Dans un tout autre registre c’est l’enragĂ©e Keny Arkana qui suit sous ce magnifique chapiteau, on ne peut le contredire, mais au combien dĂ©sagrĂ©able en terme de sonoritĂ©…Les fans de Keny Arkana sont ravis de la performance de la jeune MC et on ne peut contester la prĂ©sence de la miss et une certaine originalitĂ© avec des passages reggae, le tout se rĂ©vĂšle tout de mĂȘme peut convaincant dans l’ensemble, le son mĂ©diocre en est peut ĂȘtre la cause…

La soirĂ©e n’est pas encore terminĂ©e et nous revoilĂ  devant la scĂšne principale pour la rĂ©vĂ©lation de la soirĂ©e avec les belges (et oui on peut pas ĂȘtre parfait !) de Goose. Les clubbers sont aux anges et les autres aussi, on ne peut qu’apprĂ©cier l’Ă©nergie Ă©lectrique qui se dĂ©gage sur scĂšne, une vĂ©ritable claque, vĂ©rifiez par vous mĂȘme sur le site des 3 Ă©lĂ©phants et ne les ratez surtout pas s’ils repassent dans la rĂ©gion.
La soirĂ©e se termine avec les quintuples champions du monde de DMC : les C2C. Au sein de leur nouveau projet, The Beatorrent Tour, deux des meilleurs DJ de la planĂšte nous auront fait danser non stop… ou presque Ă  cause d’une coupure de courant de 20 min. C’est carrĂ©, impressionnant et au combien boostant ! On oubliera les passages de « pause disque » un peu inintĂ©ressant et un set malgrĂ© tout un peu trop grand public selon certains…
Les bĂąillements d’Ă©lĂ©phants se font de plus en plus nombreux et le grand jeu est maintenant de revenir dans son tendre duvet sans se… tromper de tente !

Pour changer nos habitudes festivaliĂšres de cet Ă©tĂ© 2007, c’est sous un joli rayon de soleil que nous prenons notre petit dĂ©jeunĂ©. Nous profitons de l’aprĂšs-midi pour visiter ce trĂšs joli petit village et une ambiance trĂšs conviviale se ressent au fur et Ă  mesure que nous arrivons au rush final.

Nous voici donc dans le vif du sujet avec le remplaçant de derniĂšre minute de Kid Koala, le quĂ©bĂ©cois le plus tarĂ© de la planĂšte : Bluebird. MalgrĂ© un flow impressionnant, une prĂ©sence monstrueuse, le public ne sera pas convaincu pas les facĂ©ties de notre jeune ami…
Ce fut tout le contraire avec Les Ogres de Barback qui, il est vrai, jouaient en terrain dĂ©jĂ  conquis pour leur part. On ne peut qu’apprĂ©cier la performance que le groupe nous a livrĂ© pendant environ 2 h (!!). Respect
Le reggae fut ensuite Ă  l’honneur avec les non moins attendus Groundation. Efficace, mais tout de mĂȘme un peu rĂ©pĂ©titif…

Les Puppet mastaz seront les stars de la soirĂ©e malgrĂ© une rĂ©ponse relativement timide du public ; nos marionnettes prĂ©fĂ©rĂ©es nous livre un set beaucoup moins hachĂ© qu’habituellement, avec en prime deux nouveaux morceaux inĂ©dits. On pourra par ailleurs apprĂ©cier la petite dĂ©dicace Ă  Radio Campus Angers en dĂ©but de set, moi je dis la classe ! Il faut savoir que nous avons capter ce concert et qu’il sera bientĂŽt retransmit sur nos ondes, tendez l’oreille les gens !
Ce sont les tarĂ©s de Ddamage qui clĂŽt le dĂ©bat, avec une fois de plus les problĂšmes de son propre au chapiteau et avec en prime un volume beaucoup trop fort cet fois-ci. On remarquera la prĂ©sence sur scĂšne de Bluebird pour quelques morceaux monumentaux… Du gros son pour finir ce week-end grandiose !

Nous quittons donc Lassay-les-chateaux sous la pluie, comme si mĂȘme la mĂ©tĂ©o avait voulu que ça dure un soir de plus, un grand bravo et Ă  l’annĂ©e prochaine…

27 juillet 2007

Live Report - Art Sonic

La 12Ăšme Ă©dition du festival Art Sonic restera dans les mĂ©moires. Deux invitĂ©es mĂȘme plus surprises auront failli gĂącher la fĂȘte : La pluie et sa camarade de toujours la boue !
Une grosse organisation, un site agrĂ©able et une programmation presque originale, c’est la recette d’une potion magique efficace et nos amis de Briouze l’ont bien compris !

Nous nous excusons tout d’abord pour les premiers artistes qui se sont produits un peu trop tĂŽt pour notre sens de l’orientation, ceci explique leur absence dans ce live report !

Nous dĂ©butons nĂ©anmoins le festival avec les nombreux et talentueux Tokyo Ska Paradise nous offrant un ska de toute beautĂ© ! Les dignes successeurs des Skatalites seront nippons et sĂ»rement pas mauvais… ça enchaĂźne rapidement avec le jaguar Joey Star et le moins qu’on puisse dire c’est qu’il a rĂ©ussi son pari, qui aurait cru que mĂ©langer du hip hop, du ragga et du mĂ©tal rĂ©ussissent Ă  convaincre ? Une confirmation, mieux une Ă©volution… contre toute attente un des artistes les plus dĂ©criĂ©s de la scĂšne hip hop française, nous montre un belle preuve d’intelligence et d’ouverture d’esprit : Ă  ne pas rater !

Pas le temps de souffler que Punish Yourself enchaĂźne son set electro-mĂ©tal dĂ©vastateur dans notre dos… Efficace, c’est le moins que l’on puisse dire !

La deuxiĂšme partie de soirĂ©e laisse place Ă  une scĂšne electro-drum’n'bass de qualitĂ© mais souffrant d’un certain manque d’originalitĂ© tout de mĂȘme… El manu, Tambour Battant et Tarik’n'Jamel enchaĂźnent efficacement mais sans surprendre.
Le jour commence Ă  ce lever, direction le camping, les jambes lourdes, nos chaussures apprĂ©ciant un masque de boue ma foi compacte ! Quelques after par si par lĂ , mais pour la plupart, sa rampe chacun dans sa tante, la tĂȘte encore dans les nuages, les oreilles assourdies par le tonnerre, tout le monde s’endort en un Ă©clair…
Une courte nuit et nous voilĂ  samedi matin.

On remet son pantalon de boue, on envi le paysan avec ses bottes et son K-way malgrĂ© sa dĂ©gaine de looser qui dĂ©barque dans le club ; l’aspirine et la brioche en guise de dĂ©jeuner. La vie reprend son cours, la pluie nous contrains Ă  une sieste forcĂ©e… 16h, c’est reparti pour les 3 ou 4 motivĂ©s que nous sommes !

Devant une foule dĂ©sertique, les jeunes rĂ©gionaux de 64 dollars Question et Bolognaise n’auront pas rĂ©ussi Ă  voler la vedette aux nombreuses tĂȘtes d’affiches. C’est Galaxie et The bishop qui entament les choses sĂ©rieuses, suivies de prĂ©s par Mademoiselle K qui terminera par un final magnifique… rock’n'roll comme jamais !

The Blood Arm ne nous laisse pas le temps de respirer et malgrĂ© trois coupures de courant qui donnĂšrent au chanteur, apparemment agacĂ©, l’occasion de dĂ©truire leur batterie … La prestation restera malgrĂ© tout aussi classe et agrĂ©able Ă  voir que leur magnifique pianiste !
MAP nous rappelle vite que l’originalitĂ© de la scĂšne Hip Hop française Ă  encore des ressources, ça faisait longtemps que des Lillois n’avait pas autant ensoleillĂ© une foule de plus en plus boueuse…

À peine le temps de souffler et de se rafraĂźchir, que l’on comprend vite que les TTC ont mal vieilli… MalgrĂ© de bonnes idĂ©es et un set assez original, on ressent un certain agacement du public, notamment lorsque TĂ©kilatex entame son tube : « Les matins de Paris ». Quelqu’un Ă  dit “vendu” ?… Un bon moment malgrĂ© tout.

Les fans de Hip Hop Ă©taient servis ce soir avec Beat assaillant, dans un style totalement diffĂ©rents, entre funk et soul, malgrĂ© un son un peu trop timide, un seul mot nous vient Ă  l’esprit une fois de plus : classe !

L’electro prend une nouvelle fois les rĂȘnes de la fin de soirĂ©e avec Mr John Lord Fonda derriĂšre les platines ! Plus grand monde ne profitera de ce dĂ©licieux amuse-gueule avant « la dĂ©couverte » de la soirĂ©e… voir de l’annĂ©e : SURKIN ! Retenez bien ce nom, ce gosse de 21 ans a rĂ©veillĂ© les morts, mis le feu, transformer la boue en or… Il ne paye vraiment pas de mine, mais je vous invite Ă  retenir ce nom car l’avenir de la french-touch electro est lĂ , croyez-nous sur parole !

Une fin de festival qui se termine donc avec un gros smile, malgrĂ© les problĂšmes de batterie de nos voisins teuffers qui nous ont empĂȘchĂ© de dormir toute la nuit, la boue ne voulant pas nous voir partir et trois contrĂŽle police d’affiler… Rien ne nous gĂąchera le souvenir de ce trĂšs bon week-end. On est parĂ© pour le festival des « 3 Ă©lĂ©phants », il faudra ĂȘtre Ă  la hauteur du voisin.

Rendez-vous Ă  Lassay-les-Chateaux tout le monde !

19 juillet 2007

Au foin de la rue - Live Report

1h30 de route et nous voici en pleine Mayenne dans cette immense ville : Saint Denis de Gastine. Beaucoup de monde ont répondu présent avec surprise malgré le mauvais temps, notre amie la boue et nos cartes de crédit à découvert


Le vendredi, malgrĂ© une programmation relativement timide et un son loin d’ĂȘtre parfait sur les deux scĂšnes, de nombreux smiles se dessinent sur le visage des festivaliers. Les Bumcello sont inspirĂ©s et leurs improvisations font mouches une fois de plus, quand Ă  Cirkuys & Nene Cherry malgrĂ© un son vraiment Ă  la limite de l’acceptable, le charisme de la jolie chanteuse et l’énergie du groupe parvient Ă  faire bonne figure sans rĂ©ellement convaincre

C’est Bikini Machine et son rock old school et dĂ©jantĂ© qui conclura une soirĂ©e plus qu’agrĂ©able et c’est avec impatience qu’on attend le samedi soir.

RĂ©veillĂ©e par de charmantes gouttes de pluie, un aprĂšs-midi Ă  jouer dans les marais, une promenade nous permettant de faire 5 fois le tour de cette magnifique mĂ©tropole qu’est Sanit Denis-de-Gastine 
 Et nous voici dans le vif du sujet et c’est Java & Winston Mac Anuff qui rĂ©ussissent les premiers Ă  faire dansĂ© la foule avec un set bien rodĂ© alternant entre R.wan, Winston et les titres cultisme de Java. La musette Ă  encore de long jour devant elle, Ă  ne pas rater en live !
Wax Taylor enchaßne sur la petite scÚne (un scandale !) et une fois de plus la magie opÚre. Un son électro-hiphop teinté de jazz, renforcé selon les morceaux par les voix angéliques des trois chanteuses, nous enivre encore et toujours.
C’est les No one is innocent qui arrivent ensuite sur la grande scĂšne avec leur rock revendicateur trĂšs efficace, mĂȘme si parfois un peu rĂ©pĂ©titif
 La belle Elisa do Brasil termina les festivitĂ©s avec un set au combien boostant ; la drum’n’bass a trouvĂ© sa dĂ©esse !

Une trĂšs bonne ambiance, de bon groupe, du monde
 On se retrouve l’annĂ©e prochaine en Mayenne les gens !

19 juillet 2007

Roc’han Feu - Live Report

En ce premier week-end de juillet, les festivals poussent comme des petits champignons aprĂšs une douce pluie… et ça tombe « bien » car la pluie, elle Ă©tait au rendez-vous pour cette 12e Ă©dition de Roc’han feu.

Une programmation « en dessous » des annĂ©es prĂ©cĂ©dentes nous Ă©tait proposĂ©e dans cette lointaine contrĂ©e bretonne
 Ma foi trĂšs boueuse !
Et tout ceci se ressent vite : Ă  peine 3000 joyeux bretons fĂȘtards et souvent (trop ?) alcoolisĂ©s auront profitĂ© de ce week-end plein de bonnes surprises
 On ne s’attardera pas de la prĂ©sence de Naast qui Ă  du se perdre en allant vers Panam mais plus de Luke qui rĂ©ussira Ă  rĂ©chauffer l’humide atmosphĂšre avec un set convaincant et rock ‘n’roll. Aaron, malgrĂ© sa belle gueule et son univers trĂšs proche d’Archive fait pĂąle figure ; quant Ă  la BASStrueuse (il n’y a pas de mot pour la qualifier) prĂ©sence d’Improvisateur Dub qui clĂŽtura magnifiquement le vendredi soir, celle-ci restera dans les mĂ©moires. Mon cƓur en vibre encore !

Le lendemain, c’est Vive la fĂȘte et sa charmante et plus que dynamique chanteuse qui rĂ©veilla le public aprĂšs un show de Ridan relativement agrĂ©able
 Mais les stars du week-end Ă©taient, sans conteste, les patrons de Ninja Tunes, Cold Cut et leur Ă©lectro-hiphop, alimentĂ© d’animation vidĂ©o sur grands Ă©crans. Une vraie claque, Ă  voir et revoir !

Enfin l’impressionnant Dj Netik clĂŽtura avec un set qui ressemble, peut-ĂȘtre trop souvent, Ă  une dĂ©monstration, oubliant qu’un samedi soir Ă  3h on veut surtout se lĂącher sur du gros son ! On comprend vite, tout de mĂȘme, en quoi ce grand monsieur est un champion DMC.

Cette Ă©dition de Roc’han feu mĂ©ritait rĂ©ellement une meilleur reconnaissance du public et c’est avec tristesse qu’on quitte cette accueillante Bretagne sachant que cette Ă©dition sera sĂ»rement la derniĂšre


Un dernier remerciement au tracteur pour nous avoir remorquer ; enfin toute l’équipe de Radio Campus Angers dĂ©cerne avec honneur « l’Affiche d’or » au festival Roc’han feu qui vous rĂ©compense pour votre visuelle trĂšs… Original. !