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23 décembre 2007

Rencontre avec Socalled

Une interview fantasmagorik sur le 103 FM ?
Vous l’avez rĂŞvĂ©, Thème Ă  Tics l’a fait !

Emission décalo - maniaco - apocalyptique, Thème à Tics défrise un thème chaque semaine en musiques et chroniques.
Et pour agrémenter leurs délires, les animatrices ont demandé à un bordelique animé par des horizons diversifiées de se plier au jeu.

Le grand Socalled souriant çi dessous avec ses oreilles en feuilles de Choux.

Le pourquoi du comment de pourquoi qu’il mĂ©lange du Hip Hop avec du Klezmer. Le pourquoi du comment qu’il s’est toujours pris pour un cowboy.

Thème a Tics s’est dit “On dĂ©crypte tout ça aux Z’eclectiques”. Et le 3 novembre dernier, TAT y Ă©tait…
Avec une interview réalisée dans une douche vetuste, les Thématikiennes se sont livrées à un décorticage acidulé de cette homme à la personnalité décalée et tout ça pour Radio Campus Angers !!

>> Retrouvez Thème à Tics tous les mercredis de 19h à 20h
>> Socalled
>> Les Z’Eclectiques

 

Pour Ă©couter l’interview, c’est par ici :

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9 novembre 2007

Interview de MaĂŻa Barouh, concert du 25 octobre au Cabaret Shinjuku.

C’est une aventure folle que celle du Cabaret Shinjuku. A l’initiative du projet, Maïa Barouh, une jeune femme japonaise, que je rencontre au T Rock Coco après le concert de trois groupes sélectionnés parmi la compilation Kumasakura. Maïa est une musicienne issue du courant « Underground » de la scène japonnaise. C’est dans la rue, au cours de ces représentations à Tokyo, qu’elle rencontre plusieurs artistes et se passionne pour chacun d’entre eux. Forte d’une double culture, française et japonaise, elle décide d’exporter la folie « Underground » vers la France. Maïa porte alors ce projet de faire le pont entre la France et le Japon, de transmettre l’univers décalé mais honnête de ceux qui vont l’accompagner. Elle sélectionne alors les artistes selon ses passions et les regroupe pour former le cabaret Shinjuku.

Ce sont donc trois des dix-huit artistes présent sur la compilation Kumasakura (édition Saravah) qui partagent l’aventure de Maïa. La jeune femme prend des risques et investit dans cette conquête vers l’Occident ; mieux, elle fédère sa cause auprès des trois groupes talentueux. Chacun possède son propre univers, différent de l’autre, mais l’explore jusqu’au bout de sa folie.
Il y a d’abord Hibiya Katan, ce guitariste virtuose que l’on ne se lasse pas d’écouter.
Puis Les Romanesques, qui connaissent déjà bien la France puisqu’ils se représentent déjà sur Paris. Ils traduisent leur univers fantasque japonais avec des textes décalés en français et leurs prestations nous transportent dans des univers d’émotions variés. Le chanteur provoque tantôt le rire, tantôt la peur, à la manière des vignettes de mangas grandeur nature. Une véritable leçon d’interprétation destinée aux artistes français, où le regard de l’autre n’a aucune importance et où la performance théâtrale d’un personnage kitsch et décalé est totalement assumée.
Enfin, le groupe Momonashi illustre le mélange des cultures japonaises. Une chanteuse du Sud, un bassiste du Nord et une richesse qui émane d’un si petit pays et qui témoigne du succès de créations artistiques tout en gardant leurs racines. Même notre Edith Piaf aurait frissonné comme nous, lorsque la chanteuse Mihoko entonne avec émotion sa version japonaise de « Padam ».

Le seul regret que nous ayons, c’est lorsque le concert se termine. Leur succès, c’est d’avoir transporté le public là-bas, à des milliers de kilomètres. Nous comprenons alors la confiance mutuelle qui s’est instaurée entre Maïa Barouh, cette jeune femme audacieuse, et ses trois baladins. Leur sincérité, l’honnêteté de leurs prestations valent effectivement le déplacement. Pour leur première tournée en France, nous leur assurons que le risque en valait la peine. Mieux ; nous espérons les revoir bientôt…

Lien :
www.saravah.fr/TEST/KUS/

27 septembre 2007

Rencontre avec Kitsuné

Gildas & Masaya, les deux boss de KitsunĂ© Ă©taient avec deux nouvelles signatures de leur label, Lucass et autoKratz, Ă  Scopitone Ă  Nantes. En plus de pouvoir s’Ă©clater sur leurs lives et dj set, on a pu les rencontrer. Ils nous parlent de mode, musique, de Boombox, la scène française, et des dernières news du label…

 

Kitsuné : musique et mode

Créé en 2002, Kitsuné s’est fait une place de choix parmi les labels qui comptent, véritable dénicheur de talents.
Mais on pourrait avoir tendance à oublier que le renard est avant tout une marque sous laquelle se recoupent une ligne de vêtements, un label, une équipe de design graphique…
« Notre ligne de vêtements et le label sont deux choses en parallèle » explique Gildas.
Encore peu distribuées en France, les collections de la marque Kitsuné ont trouvé leur place en Asie et surtout au Japon, pays d’origine de Masaya : « le japon est très curieux, il donne sa chance aux petites marques. Les japonais sont très au fait de la mode, ils consomment beaucoup, n’hésitent pas à acheter».
Avec 4 collections par an, la prochaine sera présentée début octobre à Paris, lors de la fashion week, moment auquel « une marque qui veut exister se doit d’être présente » conclut Masaya.

 

Kitsuné x Boombox

En novembre prochain sortira la compilation Kitsuné Boombox, fruit de l’association entre la marque française et la désormais célèbre soirée londonienne.
Gildas revient sur Boombox et leur association :
« Boombox,c’est hyper futile. C’est une soirée juste un soir, les gens sont habillés de différents styles, certains déguisés, d’autres passent la semaine entière à se préparer pour y aller ! c’est festif, ils sont tous là pour s’amuser tous ensemble de manière futile sur de la bonne musique. Tu vois, c’est devenu le truc qui marque son moment, comme il y en a eu d’autres à d’autres époques. On connaissait déjà Jerry Bouthier (ndlr : le dj résident) et on y est allé mixer plusieurs fois. Cette compilation, c’est une question d’affinité avant tout. »

 

Kitsuné et la scène française

A la question « quel regard portez-vous sur la scène française actuelle, Ed Banger & co ? », Gildas & Masaya nous répondent que de toute manière « il y a toujours eu un talent pour la musique électronique en France. Il y a des cycles de tendance et parfois les médias sont intéressés à un moment, comme c’est le cas actuellement, notamment avec Justice. Avec les Daft Punk il y a 10 ans, c’était différent, là il y a vraiment eu un impact, quelque chose de nouveau se produisait ».
Quant au positionnement de Kitsuné sur cette scène française là : « même si on nous juge dans la hype, la tendance, nous on a toujours la même ligne, on a toujours été très ouvert, que ce soit dans l’electro, le rock » rappelle Gildas.

 

Kitsuné demain

La compilation Kitsuné Maison Compilation 5 arrive fin novembre, et parmi les dernières news du label on retiendra surtout que Fisherspooner revient en signant chez Kitsuné, et que nos deux amis ne tarissent pas d’éloges sur une de leur dernière trouvaille, autoKratz (1er maxi et album à venir) : « actuellement, tous pays confondus, c’est le meilleur live qu’on ait vu ! ».

 

Propos recueillis par Kanthos pour www.fuckthatworld.com