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12 août 2008

Los Reyes del K.O.

Marcos Coll et Adrián Costa se rencontrent au collège… lorsqu’ils cherchent Ă  draguer leurs sĹ“urs respectives !! Paradoxalement, les cours de musique ne les intĂ©ressent pas… de toute façon ils sont toujours au dernier rang ! Sans doute n’ont-ils pas la mĂŞme sensibilitĂ© musicale que leur professeur… mais peu importe puisqu’entre eux deux, le feeling est là ! Ils dĂ©cident alors de jouer ensemble, Marcos Ă  l’harmo, Adrián Ă  la guitare. On est en 1993, Ă  Santiago de Compostela, en Espagne. A force de jouer dans diffĂ©rents groupes comme le Red Blues Band ou le Blue Rag, ils finissent par acquĂ©rir une petite notoriĂ©tĂ© en Galice oĂą ont les surnomme dĂ©jĂ  los niños punkys que tocan blues“.

En 1999, les deux amis d’enfance se sĂ©parent, Marcos intĂ©grant l’un des groupes de blues les plus connus d’Espagne : The Tonky Blues Band. Mais cette sĂ©paration ne sera que de courte durĂ©e puisque Adrián le rejoindra deux annĂ©es plus tard, d’abord comme batteur et ensuite comme guitariste. C’est alors le dĂ©but d’une incroyable expĂ©rience : le groupe enchaine dates de concert et premières parties de renom tels Mick Taylor (The Rolling Stones) ou Buddy Miles (Jimmy Hendrix) avec qui ils rĂ©alisent Ă©galement quelques sessions studios.

En 2002 ils se sentent fin prĂŞt pour monter leur propre groupe. Ayant l’habitude de se produire lors de compĂ©titions de boxe, ils choisissent de s’appeler “Los Reyes del K.O.”. En quelques mois sort leur premier album “Coll VS Costa” qui sera Ă©lu disque de blues de l’annĂ©e en Espagne. InvitĂ©s dans la plupart des festivals espagnols, ils partagent Ă  nouveau la scène avec quelques lĂ©gendes comme Buddy Guy, Salomon Burke, The Fabulous Thunderbirds, John Mayall…

En 2004, après avoir gagnĂ© de nombreux prix dans leur pays, ils dĂ©cident de tenter une nouvelle aventure : dĂ©part pour l’Allemagne sans aucune idĂ©e de ce qui peut bien les attendre lĂ -bas, mise Ă  part un peu de chance… Mais c’est sans compter sur l’aide de la communautĂ© blues et notamment celle de Chris Rannenberg et Michael Maass grâce Ă  qui ils s’installent dans la capitale. Pari osĂ© mais pari gagnĂ© puisqu’Ă  nouveaux ils sont invitĂ©s Ă  se produire dans les clubs et festivals d’Allemagne et mĂŞme d’Europe. En 2006 sort leur nouvel album intitulĂ© “Hot Tin Roof” suivi en 2008 d’un Live in Yorckschlösschen - Berlin retransmettant toute l’Ă©nergie de leurs concerts : celle d’un blues Ă  mi-chemin entre traditionnel et moderne, saupoudrĂ© d’une touche funky et soul. On les surnomme dĂ©jĂ  les Buddy Guy et Junior Wells espagnols, comparaison plus que flatteuse mais que ces derniers refusent, se voyant plus comme les “Cheech & Chong Galiciens”, le cĂ©lèbre duo comique des annĂ©es 80 !

En Ă©coute dans l’Ă©mission The Blues Riff.

Plus d’infos:
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Site officiel

11 août 2008

Concert magnifique : Lo Còr de la Plana

Lo Còr de la Plana, un choeur de six hommes du quartier de la Plaine, Ă  Marseille, a gagnĂ©. Ils ont gagnĂ© la bataille contre la menace du mauvais temps, en gagnant en mĂŞme temps l’apprĂ©ciation, le respect, mĂŞme l’adoration du public angevin, lors d’un concert plein d’Ă©nergie et d’intrigue, au CloĂ®tre Toussaint jeudi soir.

Ils chantent en polyphonie, accompagnĂ©s seulement par quatre tambours, des “picaments” de pieds et des “bataments” de mains, mais on n’aurait jamais pensĂ© qu’il serait possible de crĂ©er tant de bruit. Les harmonies polyphoniques s’enlacent avec les rythmes solides mais imprĂ©visibles, et crĂ©ent un son puissant et intrĂ©pide, mĂŞme parfois hypnotique. On entend les sons, les mĂ©lodies, mais souvent il est presque impossible de deviner d’oĂą vient chaque voix dans ce mĂ©lange complexe, qui semble se developper toujours en restant Ă  la fois le mĂŞme. Les arrangements imaginitifs font qu’on ne sait pas du tout ce qui va se passer, et on a la forte impression que ces garçons aiment jouer avec leur public, en arrĂŞtant soudainement et en recommençant avec un sourire malin juste au moment oĂą le public commence Ă  applaudir.

A la fin du concert, Manu ThĂ©ron, le leader du groupe, a invitĂ© le public Ă  danser devant la scène, ce que beaucoup de gens ont fait avec enthousiasme, en montant mĂŞme sur la scène dans une ligne comme un serpent, se suivant l’un après l’autre, plein de sourires.

Si vous avez l’opportunitĂ© de voir ce groupe en live, il ne faut pas la rater. Original, crĂ©atif, mais surtout agrĂ©able Ă  tous goĂ»ts et Ă  tous âges.

Pour Ă©couter une interview avec Manu ThĂ©ron et des titres du nouvel album de Lo Còr de la Plana, Ă©coutez l’Ă©mission Echo du Monde, jeudi 14 aoĂ»t Ă  16h sur Radio Campus Angers, 103FM.

29 juillet 2008

Jouer du piano ou bien jouer avec le piano…?

Les meilleures choses semblent arriver complètement par hasard……

Il rĂŞvait d’une carrière comme basketeur, mais finalement Yaron Herman a dĂ©cidĂ© de prendre quelques cours de piano Ă  l’âge de 16 ans. Je dirais que c’est l’âge oĂą des adolescents ont plus souvent envie d’arrĂŞter de jouer un instrument après quelques annĂ©es de cours plutĂ´t infructueuses, mais Yaron est dès lors entrĂ© avec vigeur dans la vie musicale, apprennant par une mĂ©thode peu orthodoxe. A savoir : vivre vraiment la musique, et il n’y a pas de thĂ©orie ni solfège obligatoire pendant les deux premières annĂ©es.

(Plus d’informations sur www.pianobleu.com)

En plus, c’est un peu par hasard que Yaron se trouve maintenant Ă  Paris. Il y a quelques annĂ©es il y est passĂ© faire un saut en revenant des Etats-Unis Ă  Tel-Aviv, sa ville de naissance, après avoir trouvĂ© que la vie d’un Ă©tudiant Ă  la Berklee College of Music n’Ă©tait pas vraiment pour lui. A Paris, il a rencontrĂ© tout de suite des musiciens accueillants Ă  une jam-session, et s’est trouvĂ© engagĂ© pour jouer un concert le lendemain.

Huit ans plus tard, on a eu l’heureuse opportunitĂ© de le voir en concert avec son trio, ici Ă  Angers dans le CloĂ®tre Toussaint jeudi dernier, le 24 juillet, comme partie du festival Angers l’Ă©tĂ©. Et quel concert…

C’est tout simplement un vrai musicien, qui vit la musique, qui est la musique, qui fait presque partie du piano. Yaron s’amusait sur scène, et bougeait beaucoup, ne pouvant pas rester assis sur son siège, souriant vers ses compagnons Ă  la basse et Ă  la batterie, comme s’ils se faisaient des petites blagues entre eux, mais produisant toujours une musique inventive et impressionante.

Bien sur la musique est le plus important dans un tel concert mais on ne peut pas nier qu’il y a de nombreux dĂ©tails qui contribuent Ă  crĂ©er le spectacle entier. Par exemple, une chose qui m’a beaucoup plĂ» de ce concert Ă©tait l’Ă©clairage subtil et très effectif de la scène. Des lumières de deux couleurs contrastĂ©es couvraient respectivement les murs et les pilliers derrière les musiciens, changeant lentement de couleur et devenant plus frappantes avec la tombĂ©e de la nuit. Des petites ampoules blanches Ă  des hauteurs variĂ©es paraissaient suspendues dans l’air autour des trois musiciens, et chaque fois que l’un d’entre eux jouait un solo les ampoules les plus proches brillaient plus fort. Des touches mignonnes qui donnaient de l’ambiance et complètaient l’ensemble du spectacle.

Il faut mentionner que jouer du piano ne suffit pas Ă  Yaron Herman, il joue AVEC le piano. Pour crĂ©er des sons diffĂ©rents, il s’est levĂ©, et toujours en jouant avec une main, il a posĂ© l’autre sur les cordes pour assourdir le son. Il a aussi pris quelque fois des objets avec lesquels il a frappĂ© lĂ©gèrement quelques parties de l’instrument pour crĂ©er des sons percussifs, et une fois il a jouĂ© d’une main sur le piano et de l’autre sur un tout petit glockenspiel.

Un musicien qui ne s’impose pas de règles, et qui, on ne peut en douter, aime la musique avec tout son âme.

Le festival Angers l’Ă©tĂ© continue chaque mardi et jeudi soir jusqu’au 22 aoĂ»t, au CloĂ®tre Toussaint.

Pour plus d’infos : www.angers.fr/angerslete

Maisie Greenwood, 29/07/2008

23 juillet 2008

Stimmhorn

“Non les poètes n’ont pas tous disparu. D’ailleurs en voici deux!”

Ce sont les premiers mots de l’annonce du festival Angers l’Ă©tĂ© pour le groupe suisse Stimmhorn. Etonnant vue que pendant le concert Balthasar Streiff et Christian Zehnder parlent rarement. Leurs mots chantĂ©s, on ne va pas les trouver dans un dictionnaire.

Le poète est celui qui écrit ou dit de la poésie. (Wikipedia)

Ce sont des courbes de son qui passent l’un sur l’autre. Pour y arriver, un musicien Ă©coute curieusement ce que fait l’autre et s’amuse bien sur les sons que celui produise. La musique peut ĂŞtre considĂ©rĂ©e comme un hommage humoristique au reigne animal dans les montagnes Ă©normes, mais possible que c’est simplement la joie de tirer de leurs instruments et de leurs voix un son nouveau, inconnu et fascinant.

On ne s’approche pas mal Ă  ce qu’est l’art de Stimmhorn par la deuxième partie de la dĂ©sciption du poète :

C’est donc celui qui possède l’art de combiner les mots, les sonoritĂ©s, les rythmes pour Ă©voquer des images, suggĂ©rer des sensations, des Ă©motions. (Wikipedia)

On a envie de fermer les yeux pour conserver le paysage -la Suisse et ses Alpes- dans la tête. Mais craignant de rater les meilleurs moments de la performence qui dépendent beaucoup de la présence visuel de Stimmhorn on les écarquille à nouveau.

La poĂ©sie est un art du langage qui fait une utilisation maximale des ressources de la langue […]. (Wikipedia)

Les musiciens crĂ©ent le son avec chaque fibre de leurs corps: maĂ®triser le yodle, le chant diphonique ou le jeu des cors d’Alpes demande des techniques parfaites, on peut le voir dans la mimique et les gestes de Streiff et Zehnder, qui sont tendus. Ils s’absorbent dans leur musique et seduisent le public. Le chant de Zehnder est pur et ce soir, je le trouve mieux que l’ensemble des chants de toutes les femmes et toutes les hommes partout. Et les cors ne sont plus seulement des accessiores des chasseurs limitĂ©s aux trois sons pour annoncer l’escorte d’un roi.

 

albums de Stimmhorn

igloo 2004

inland 2001

schnee 1997

melken 1996

 

 

 

 

Sur le site internet www.stimmhorn.ch, on y trouve un glossaire qui explique les instruments et techniques de Stimmhorn.

Paula Voigt

18 juillet 2008

Orchestra Baobab en concert 10/07/08

Orchestra Baobab a ouvert le 28ème festival Angers l’Ă©tĂ©, ce qu’ils ont fait avec classe et Ă©nergie contagieuse.

Le fait qu’il ait fallu jouer au Théâtre Chanzy au lieu du cadre magnifique du CloĂ®tre Toussaint Ă  cause de la pluie, ne leur a pas empĂŞchĂ© de bien s’amuser sur scène et de transfĂ©rer leur enthousiasme aux spectateurs.

Ils jouent des sons et rythmes cubains, influencĂ©s par la musique de l’Afrique de l’ouest d’oĂą ils viennent, improvisant quelques fois mais en gardant toujours un sens impeccable du rythme. Orchestra Baobab ont jouĂ© le spectacle avec une attitude dĂ©tendue, cependant j’avais la forte impression qu’ils savaient prĂ©cisĂ©ment ce qu’ils faisaient, tout Ă©tait très bien rĂ©pĂ©tĂ©, une performance carrĂ©e mais dĂ©contractĂ©e en mĂŞme temps - c’est un groupe qui connaĂ®t bien son mĂ©tier, des professionnels.

Personnellement, je ne connaissais pas très bien leur musique, mais en voyant la rĂ©action des spectateurs Ă  chaque nouveau morceau : leur Ă©clat de joie, je suis arrivĂ©e Ă  la conclusion que j’Ă©tais une des rares dans mon cas…

Sur cette musique entraĂ®nante, le public fut invitĂ© Ă  danser par le groupe, alors presque tout le monde s’est mis debout comme si depuis le dĂ©but du concert ils se retenaient pour pouvoir s’exprimer, bouger. Dès que le saxophoniste ne jouait pas ou mĂŞme pendant ses solos, il donnait un bon exemple en dansant de façon Ă©nergique!

Un dĂ©but excellent de ce festival Angers l’Ă©tĂ©, qui continue jusqu’au 22 aoĂ»t: deux concerts par semaine, comprenant un mĂ©lange Ă©clectique de styles et nationalitĂ©s. J’y serai le plus souvent possible.
Infos sur www.angers.fr/angerslete

Maisie Greenwood
18/07/08

(Photo : Youri Lenquette)

28 juin 2008

Furia Sound Festival

Radio Campus Angers présente : la 12ème édition du Furia Sound Festival !
Les 28 et 29 juin le Furia reprendra ses quartiers sur la bucolique
Base de Loisirs de Cergy-Pontoise

Deux jours de festival cette année, contre trois les années précédentes : en effet, les difficultés que connaît le secteur de la diffusion des musiques actuelles, et notamment les festivals, n’ont ont pas épargnés nos amis de Cergy !

C’est pourquoi le Furia Sound Festival en 2008, plus que jamais déterminé à exister, a décidé de proposer une programmation variée incluant des exclusivités (Black Rebel Motorcycle Club, Panic At The Disco, Shantel, Stars, The National,
RJD2) et d’initier de nouveaux projets (Aaron et l’Orchestre Symphonique de Cergy-Pontoise).
L’éclectisme est donc le mot d’ordre cette annĂ©e, encore davantage que pour les Ă©ditions prĂ©cĂ©dentes, avec une programmation riche en tĂŞtes d’affiche nationales et internationales mais aussi en dĂ©couvertes, oĂą presque toutes les esthĂ©tiques musicales se cĂ´toient : le pop-rock (Stereophonics, BB Brunes, Mademoiselle K, The John Butler Trio,…), le hip hop (Keny Arkana, RJD2, Ghostown…), la chanson rock (Cali, Mano Solo, les Wriggles), l’indie-rock (The National, Why ?, Stars…), le dub (Zenzile, Le Peuple de l’Herbe…), le hardcore (Envy, Today Is The Day) etc.

Tarif/Réservation
Billet à la journée : 26€
Pass 2 jours : 39€

Tarif sur place :
Billet à la journée : 39€
Pass 2 jours : 65

Retrouvez tout l’été l’éclectisme du Furia Sound Festival sur les ondes de Radio Campus Angers !

28 juin 2008

Pura Fe’

« Entre sa voix céleste et son sens du rythme, voici une chanteuse qui transcende les siècles en portant le message de nos ancêtres, qui ont planté cette graine magnifique, et dont le fruit est une musique puissante »

Cette chanteuse dont parle ici Taj Mahal n’est autre que Pura Fe’, indienne Tuscarora Ă  la voix rauque et dĂ©chirante. Le message des ancĂŞtres auquel il fait allusion est celui portĂ©, communĂ©ment, par les esclaves noirs et les Indiens d’AmĂ©rique du Nord. Ces deux communautĂ©s ont en effet tissĂ© de profonds liens, Ă  la fois socialement et musicalement. Les esclaves noirs en fuites trouvaient refuge dans les tribus indiennes, eux-mĂŞmes chassĂ©es de leurs terres. Si le blues a indĂ©niablement des origines africaines, les “Stomp Dances” des nations tribales du Sud-Est, qui existaient bien avant l’arrivĂ© des europĂ©ens et des africains en AmĂ©rique, comportaient dĂ©jĂ  certaines modulations du blues. Plusieurs artistes de blues ont d’ailleurs revendiquĂ© leur origine indienne : Charlie Patton, Muddy Waters ou Taj Mahal par exemple mais aussi Jimi Hendrix, Duke Ellington, Thelonious Monk…

Pura Fe’ (”foi pure” en espagnol) est l’exemple mĂŞme de ce mĂ©lange entre blues et musique traditionnelle indienne dont elle revendique haut et fort l’influence. Sa voix frissonnante, ses textes spirituels et engagĂ©s et son authentique jeu en lap steel (guitare slide jouĂ©e Ă  plat sur les genoux) ont dĂ©jĂ  conquis le public. Soutenue par la Music Maker Relief Foundation, Pura Fe’ a publiĂ© deux albums Ă  ce jour. Le premier, “Tuscarora Nation Blues” raconte pourquoi les noirs et les indiens du Sud sont rĂ©unis par l’histoire. Le Second, “Hold The Rain“, est tout autant magnifique. Plus intimiste, il se distingue du prĂ©cĂ©dent, nous offrant quelques pĂ©pites comme les excellents titres “If I Was Your Guitar (I’d Be the Happiest Woman Alive)”, “Follow Your Heart’s Desire” ou encore “People You Love”, chanson que lui a Ă©crite Eric Bibb et qu’ils interprètent en duo.

Il suffit de regarder cette vidéo pour se rendre compte que la voix de Pura Fe’ a décidément quelque chose de magique… Céleste et puissante, Taj Mahal avait tout juste!

Pura_Fe_par_Tim_Duffy.jpg

En écoute dans l’émission The Blues Riff.

Plus d’infos :
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Label Dixiefrog

27 mai 2008

Eric Bibb

Guitariste, chanteur et compositeur issu d’une famille de musiciens, Eric Bibb à très tôt baigné dans la musique folk, blues et jazz dont il s’est largement inspiré. Son père n’est autre que Léon Bibb, folk-singer et artiste populaire des années 60 à New York, au Greenwich Village. Son oncle était pianiste du Modern Jazz Quartet, un certain… John Lewis. Son parrain, le chanteur de gospel Paul Robeson

Au cotĂ©s de Guy Davies, Keb’ Mo’, Corey Harris… il participe au renouveau du blues acoustique, alliant le blues le plus traditionnel, façon Taj Mahal – pour qui il voue une admiration sans faille – aux sonoritĂ©s les plus modernes.
Avec sa voix ample et chaleureuse, son jeu de guitare sans esbroufe mais terriblement actuel, il perpétue la mémoire du blues du delta, y mêlant sonorités folk, country, gospel et soul.
Véritable troubadour des temps modernes et voyageur infatigable, Eric Bibb promène sa guitare sur les scènes des festivals américains, canadiens, anglais, japonais, français, allemands, suédois ou même australiens.

Nominé quatre fois pour les W. C. Handy ainsi que pour les Grammies, Eric Bibb à publié à ce jour 11 albums, dont le dernier en date est paru chez Dixiefrog au début de l’année.

Album Spirit I Am

« D’un point de vue stylistique, je dirais que j’ai recherché passionnément, dans ce projet, l’endroit où le blues, le gospel et la soul se rencontrent et fusionnent, ainsi que le trait d’union entre la musique des pionniers et sa version moderne plus élaborée. »

Voilà comment Eric Bibb qualifie son dernier album. Considéré par lui même comme l’un de ses projets discographiques les plus excitants à ce jour, cette nouvelle production regroupe deux CDs, « Get Onboard » et « Field Recordings » sous le titre générique « Spirit I Am ». Sur le premier album, Eric Bibb est rejoint par plusieurs de ses amis musiciens tels Ruthie Foster ou Bonnie Raitt. Sur le second, armé simplement de sa guitare et de sa voix si particulière, il reprend merveilleusement à son compte quelques-uns des meilleurs blues traditionnels.

A possĂ©der de toute urgence et en Ă©coute jeudi 29 mai 2008 dans l’Ă©mission The Blues Riff, de 18h Ă  19h.

Plus d’infos:
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Label Dixiefrog

20 février 2008

The Willowz : nouveaux espoirs du rock ?

The Willowz est un groupe de garage rock californien formé en 2002. Il est composé de trois garçons et d’une fille.

Ils ont sorti plusieurs albums ; le dernier s’appelle Chautauqua et il est excellent.

Leur musique sonne comme un mélange de Devendra Banhart pour le côté folk, des White Stripes pour le côté « on aime Led Zep et les années 70 » et des Smashing Pumpkins pour le côté rock alternatif. Ils lorgnent même vers la pop avec le titre : « Yesterdays Lost ».

The Willowz a collaboré avec le réalisateur Michel Gondry et enregistré deux morceaux pour les BO des films Eternal Sunshine of the Spotless Mind (voir la scène où Kirsten Dunst danse en culotte rose sur leur rock garage accrocheur) et La Science des rêves.

Ils ont fait une tournée française dans le cadre du festival « Les Nuits de l’Alligator ». Ils étaient d’ailleurs à Angers le 8 février 2008 avec French Cowboy et Bob & Lisa de The Bellrays.

Donc, les chansons énergiques, lapidaires et envoûtantes de The Willowz sont un véritable bonheur pour tous ceux qui aiment le hard blues, la pop éclatante et le folk bucolique.

>> www.myspace.com/thewillowz
>> www.thewillowz.com

 

Chautauqua
The Willowz

Label : Le Grand Bag/Differ-Ant
Genre : Rock/Folk

 

16 janvier 2008

Ez3kiel… L’Inclassable!

« Au bord des fleuves de Babylone, Dieu choisit Ezekiel pour ĂŞtre son prophète. Au bord de fleuves conduisant Ă  une noirceur sans fin. A l’inverse des autres prophètes, Ezekiel apporta alors lumière et espĂ©rance Ă  un peuple qui se sentait abandonnĂ©, de quoi affronter le long et douloureux champ de bataille qui se dressait devant lui… »

Après leur projet studio/multimedia « Naphtaline », « Battlefield » illustre Ă  merveille ce pĂ©riple Ă  travers les tĂ©nèbres mais aussi cette lumière…

Dès les premières notes (Adamntium), c’est une marche lourde, sombre, qui s’empare de vous ! Des cuivres puissants, une Ă©nergie obsure, une force orchestrale… Vous commencez Ă  comprendre….

La suite ? 11 titres aux inspirations sans limites…

Ez3kiel fidèle à ses machines, à son énergie électro-dub, et à ses notes symphoniques nous offre ici un album absolument Rock !

A noter l’arrivĂ©e d’un nouveau membre : StĂ©phane Babiaud (multi-instrumentiste) et la participation d’artistes aux influences diverses tels que : Blu Rum 13, Mc de Reverse Engineering et Dj Vadim, le groupe Narrow Terence et Daau.

ez3kiel-barb4ry.jpg

Pour en savoir davantage :

Rendez-vous le 21 janvier pour la sortie de leur nouvel Opus : « Battlefield » !

… Et retrouvez leur univers au Chabada le 12 FĂ©vrier !

 

Battlefield
EZ3kiel

Label : Jarring Effect
Genre : Electro