On prend les mêmes et on recommence… ou presque ! Le Courrier de l’Ouest vient en effet de publier un troisième sondage relatif aux élections municipales d’Angers. Mais cette fois-ci le quotidien a fait appel à l’institut CSA et non à Kheolia, dont le dernier sondage avait fait l’objet de réserves de la part de la commission nationale des sondages tant sur le fond que sur la forme. L’institut CSA bénéficie pour sa part d’une véritable légitimité dans ce domaine. Alors que nous révèle ce nouveau sondage, à quelques jours du premier tour. Eh bien que le candidat-maire, Jean-Claude Antonini, est toujours donné gagnant au second tour avec un large écart : 58% contre 42% pour son challenger Christophe Béchu, ce sont donc les mêmes résultats que ceux publiés par Khéolia. Le sondage prend en compte les autres listes, ce qui n’était pas le cas lors du dernier sondage, et relève un plus faible écart au premier tour entre les deux principaux adversaires (Jean-Claude Antonini, 45%, Christophe Béchu, 40%).
Mais on rappelle qu’il s’agit ici d’intentions de vote. Jean-Claude Antonini a réagi après la publication du sondage. « C’est plutôt une bonne nouvelle notamment pour mes co-équipiers car cela prouve que la campagne de terrain sert à quelque chose.”Christophe Béchu appelle les Angevins à faire mentir dans les urnes les résultats du sondage”, Il affirme au passage que rien n’est joué car “C’est en ce moment que les Angevins sont en train de faire leur choix ». Quant à Jean-Louis Grégoire, leader de la liste “Angers à gauche” qui obtiendrait 7% des intentions de vote au premier tour, il affirme que sa liste va être l’empêcheur de tourner en rond et de ronronner tranquillement à ces élections.”
Et justement, les municipales, qu’en pensent les Angevins ? C’est ce qu’a voulu savoir Ouest France, dans son édition du 26 février. Le journal s’est rendu dans le quartier Monplaisir, au nord d’Angers, et, autant le dire, l’intérêt n’est pas vraiment au rendez-vous, certains ignorant même presque tout des candidats. Certains jeunes n’iront pas voter comme Mélinda, 23 ans, qui explique au journaliste que sa grand-mère, qui habite ici depuis trente-deux ans, n’a pas vu de changement. Elle ne voit donc pas tellement l’intérêt d’aller voter, et ne se s’intéresse pas beaucoup à ces élections. Alors heureusement, tous ne partagent pas cette vision. Ainsi, les retraités du centre Robert Schuman déclarent en chÅ“ur qu’ils iront tous voter, car c’est un devoir. Mais que sait-on des candidats et de leurs projets ? eh bien pas grand-chose nous dit le journal… Jean-Claude Antonini bénéficie toutefois d’un avantage : il a exercé en tant que médecin pendant de nombreuses années. Il a ainsi d’ores et déjà le vote de quelques anciens patients. Christophe Béchu semble moins populaire, on en entend moins parler explique un riverain. Quand aux autres candidats, ils sont quasiment inconnus, à l’exception de Margaret Pery, tête de liste de « Angers en famille ». Et parmi les préoccupations majeures des habitants figure en premier lieu l’emploi. Le chômage et la fermeture des usines inquiètent bon nombre d’habitants de ce quartier populaire. Beaucoup attendent également du prochain maire qu’il mette l’accent sur l’insertion des jeunes, estimant qu’il faut aller encore plus loin que ce qui a été fait jusqu’à maintenant.
Le 21 février dernier, le journal économique Les Echos a publié un audit sur les 37 villes de plus de 100 000 habitants, dont Angers fait partie. Un audit qui balaye toutes les grandes compétences des villes. Et qui permet de mesurer les « performances » des unes et des autres. Une enquête qui a, en tout cas, donnée le sourire au candidat-maire, Jean-Claude Antonini. Premier point étudié, le revenu moyen par habitant. Il a progressé de 21,9 % à Angers entre 99 et 2004 tandis qu’au Mans, il n’a augmenté que de 14 %. Ce qui va avec la légère baisse du chômage (- 0,4 % entre 2002 et 2006), qui vaut à Angers une « mention spéciale » de la part des Échos pour avoir su rebondir après la fermeture d’ACT, la chute de Thomson. Ca s’accompagne d’un dynamisme économique puisque le nombre d’entreprises a progressé de 10,2 % entre 2003 et 2007 à Angers, autant qu’au Mans mais mieux que Nantes (8,8 %). Sujet polémique : le prix de l’eau. Surprise avec la bonne performance d’Angers, qui se défend très bien puisque Les Échos la classe à la cinquième place des villes les moins chères en vendant le m3 2,45 €. Parmi les sujets qui fâchent : la fiscalité. Alors, autant le dire, la plupart des villes ont vu une hausse de leur fiscalité. Pour ce qui est de la taxe d’habitation, c’est plutôt bien pour notre ville. Les Angevins ont vu leur facture s’alourdir de 57 € quand les Nantais de 142 € entre 2001 et 2007. Même schéma pour la taxe foncière : hausse de 73 € à Angers, de 95 € au Mans et de 99 € à Nantes. Lauriers supplémentaires avec le palmarès de l’hebdo Challenges classant les villes les mieux gérées : Angers a raté le podium d’un rien puisqu’elle arrive en quatrième position, derrière Amiens, Villeurbanne et Toulouse. Le Mans est en 10e position, Nantes en 26e. De quoi ravir Jean-Claude Antonini et André Despagnet, le monsieur finance de la ville.
Et pour terminer, on va parler de Marion Cotillard. Vous le savez, l’actrice a reçu un oscar pour son rôle dans le film « La Môme » mais vous allez me dire, quel rapport avec l’Anjou ? Eh bien, on apprend dans Le Courrier de l’Ouest du 27 février que l’actrice aime le Saumurois. Elle a découvert l’Anjou et Saumur dans le cadre des Journées nationales du Livre et du vin. Sa première venue en Anjou remonte à 2002, elle était alors venu remettre un prix au festival Premiers Plans. Jean-Maurice Belayche, chargé des relations publiques des Caves Bouvay-Ladubay souhaitait l’avoir comme membre du jury des Journées du livre et du vin, il a profite de sa présence pour lui faire découvrir les bords de Loire, dans le Saumurois. Et là , c’est le coup de foudre immédiat. Un coup de foudre qui persiste lorsqu’elle découvre la région et le patrimoine vinicole. Marion Cotillard a aussi des activités politiques à Saumur : alors rassurez-vous, elle ne se présente pas aux élections municipales, mais elle est ministre des pétards, flonflons et cotillons (tout un programme !) du gouvernement de l’Ile des noms pareils, propriété du Pdg des caves Bouvet-Ladubay. Elle a en tout cas tissé de vrais liens avec cette région. Rappelons au passage que les prochaines journées nationales du livre et du vin se dérouleront à Angers et Saumur, les 12 et 13 avril prochain.












Les deux compagnies se produisent gratuitement et attendent un public chaleureux car c’est ce public qui leur permettra d’avancer. En effet, comme le terme “sortie de fabrique” le laisse penser, les oeuvres ne sont pas totalement achevées. L’enjeu de ce type de soirée est de montrer au public comment un spectacle voit le jour, comment il se construit. Les artistes comptent aussi profiter de cette représentation pour avancer, améliorer les choses à l’issue du spectacle et d’échanges avec le public. 
















